Santé

Grippe aviaire : premier cas probable en France

ActualitéClassé sous :médecine , grippe aviaire , France

Un canard sauvage a été trouvé mort le 13 février 2006 dans l'Ain, sur la commune de Joyeux dans la Dombes. Les résultats des premières analyses immédiatement effectuées par le laboratoire de référence de l'AFSSA ont mis en évidence la présence du virus H5 avec de fortes similitudes avec la souche H5N1 asiatique.

Des analyses complémentaires de typage du virus sont en cours. Si l'infection est confirmée, ce sera le premier cas de grippe aviaire recensé en France.

Les mesures d'urgence prévues dans le cadre communautaire sont dès à présent mises en application. Une zone de protection renforcée de 3 km autour du lieu de ramassage de l'oiseau a été mise en place. Elle est complétée par une zone de surveillance d'un rayon de 10 km.

Dans ces zones, les services vétérinaires vérifient de manière systématique l'état clinique des volailles. Dans le même temps, aucun mouvement d'entrée ou de sortie de volailles vivantes n'est autorisé. Les oiseaux sauvages font l'objet d'une surveillance renforcée. Tous les élevages professionnels et les basse-cours de la région avaient déjà été recensés, ce qui permet la mise en œuvre sans délai des opérations de contrôle.

A l'heure actuelle, le virus H5N1 a été découvert sur le territoire de l'Union européenne en Grèce, en Slovénie, en Italie, en Autriche, en Hongrie et en Allemagne. Le virus H5N1, hautement pathogène, a causé la mort de 92 personnes en Asie et au Proche-Orient depuis 2003 et la grande crainte des scientifiques est qu'il mute pour s'associer avec le virus de la grippe pour se transmettre d'homme à homme.

Conduite à tenir en cas de découverte d'un oiseau mort

En toute circonstance, toute personne qui voit ou trouve un oiseau mort, ne doit pas y toucher.

Elle doit en informer, en précisant le lieu et, si possible, l'espèce :
- la fédération départementale des chasseurs concernée ;
- ou les services départementaux de l'office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ;
- ou les services vétérinaires de la préfecture du département concerné (DDSV).

En effet, il existe un réseau organisé de surveillance des pathologies de la faune sauvage (le réseau SAGIR), qui dispose de personnes formées pour récupérer les animaux morts et faire procéder aux analyses de laboratoire utiles.

Une autopsie est réalisée par le Laboratoire vétérinaire départemental. Si l'autopsie ne permet pas d'établir une cause évidente de la mortalité (mort naturelle, accident, empoisonnement, électrocution sur une ligne électrique, présence de plomb de chasse dans les oiseaux....), le Directeur départemental des services vétérinaires décide de procéder à une investigation complémentaire portant sur l'Influenza aviaire. Le laboratoire vétérinaire départemental réalise alors sur les oiseaux morts des prélèvements qui sont envoyés systématiquement vers un laboratoire agréé pour les recherches virales dans un délai de 48 heures maximum.

Ces dispositions concernent toute espèce d'oiseau sauvage.

Les services du Ministère de l'Agriculture et de la Pêche ainsi que les DDSV sont en alerte. Ils peuvent être joints par le biais des Services départementaux d'incendie et de secours en appelant le 18.

Cela vous intéressera aussi