Santé

En bref : vers des traitements plus efficaces du cancer de la prostate

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Associer une hormonothérapie à la chimiothérapie au docétaxel augmente nettement l'espérance de vie lorsque le cancer de la prostate est à un stade avancé. C'est ce que démontre une étude dont les résultats viennent d'être présentés.

Associer une chimiothérapie à une hormonothérapie conduirait à de bien meilleurs résultats dans le traitement du cancer de la prostate, d'après une étude menée aux États-Unis durant six années. © Kendrak, Flickr, cc by nc sa 2.0

Au cinquantième congrès de l'Asco (American Society of Clinical Oncology), qui se tient à Chicago, on attendait les résultats de plusieurs études cliniques sur les traitements contre le cancer. Le cetuximab et l'exémestane ont montré leur intérêt pour, respectivement, le cancer colorectal et celui du sein. C'est la prostate qui a focalisé l'attention avec le résultat de l'étude Chaarted (ChemoHormonal Therapy Versus Androgen Ablation Randomized Trial for Extensive Disease in Prostate Cancer) portant sur le suivi durant près de six ans de 790 hommes présentant un cancer de la prostate à différents stades. Tous ont été traités par hormonothérapie, consistant en l'occurrence à réduire l'activité des androgènes, hormones sexuelles mâles.

L'étude devait mesurer l'effet d'un traitement complémentaire par chimiothérapie au docétaxel. Cette molécule connue, découverte au CNRS dans les années 1980 et extraite des feuilles d'if, est utilisée dans plusieurs protocoles de chimiothérapie. La moitié des patients en ont bénéficié. Résultat : l'espérance de vie s'est trouvée augmentée de 13,6 mois (57,6 mois contre une moyenne de 44), a annoncé Christopher Sweeney, qui a présenté cette étude. Le gain atteint 17 mois pour les cas où le cancer était le plus étendu (49,2 mois contre 32,2). Plus précisément, d'ailleurs, l'intérêt d'associer le docétaxel à l'hormonothérapie est d'autant plus grand que le cancer est plus avancé.

Pour Christopher Sweeney, cité dans la revue Cancer Network, la différence s'expliquerait par un biais statistique. Les patients présentant un cancer à un stade précoce, souvent plus jeunes, ont des chances de mourir pour une autre raison que leur maladie de la prostate. « Je ne connais pas d'étude sur les traitements du cancer de la prostate montrant une telle ampleur dans l'amélioration de la survie », a commenté Clifford Hudi, président de ce congrès, cité dans la même revue. Comme les précédentes éditions de ce congrès de l’Asco, les présentations de ces études ont de quoi modifier significativement les traitements de différents cancers.

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