Et si on laissait le virus circuler ? © blvdone, Fotolia
Santé

5 bonnes raisons de ne pas attraper Omicron volontairement

ActualitéClassé sous :Coronavirus , Pandémie , Variant du coronavirus

[EN VIDÉO] Est-on protégé contre la Covid en ayant été infecté ?  Une infection au coronavirus induit une réponse immunitaire acquise. Mais pour combien de temps est-elle efficace contre les variants ? 

« De toute façon, on finira tous par l'avoir », « être vacciné ne protège pas tant que ça », « avec Omicron, ce n'est pas si grave »... Ne serait-il finalement pas plus simple d'attraper la Covid-19 et d'en finir une bonne fois pour toutes ? Réponses.

Le variant Omicron du coronavirus s'est répandu à la vitesse de l'éclair sur le continent européen, malgré les fermetures de frontières et les mesures barrières instaurées par les gouvernements des différents pays. Depuis le 29 décembre, la France oscille entre 200 et 350.000 nouveaux cas par jour. Des chiffres affolants, surtout quand on sait que les résultats des auto-tests ne sont pas systématiquement pris en compte dans ces indicateurs. Malgré la troisième dose, les personnes vaccinées ne sont pas protégées à 100 % contre le virus. Par ailleurs, le variant Omicron semble être moins dangereux que ses prédécesseurs. Dans ce contexte, il peut être tentant d'attraper volontairement la maladie pour « en finir » avec la crise. Voilà pourquoi c'est une mauvaise idée.

5 bonnes raisons de ne pas attraper la Covid-19

Premièrement, il faut savoir que si l'immunité conférée par le vaccin n'est pas définitive, celle conférée par l'infection ne l'est pas non plus. On peut attraper le coronavirus plusieurs fois. Souhaiter l'attraper volontairement pour en être débarrassé signifie mal connaître la maladie.

Deuxièmement, si le variant Omicron est moins dangereux que le variant Delta, il n'en demeure pas moins que des patients décèdent chaque jour de cette maladie. Et pas seulement des personnes âgées ou présentant des comorbidités.

Le port du masque protège efficacement de tous les variants du SARS-CoV-2. © AntonioDiaz, Adobe Stock

Troisièmement, la maladie causée par le SARS-CoV-2 demeure mystérieuse sous bien des aspects. Des études récentes suggèrent que même les personnes faisant une forme a priori légère de la maladie peuvent avoir des conséquences sur le long terme, sur la fonction cardiaque et rénale notamment.

Quatrièmement, le Covid long concerne un nombre non négligeable de patients. La proportion de patients concernés par le Covid long serait de 10 à 40 % pour les patients non hospitalisés et de 25 à 75 % pour les patients hospitalisés. Pour rappel, les symptômes les plus fréquents du Covid long sont une grande fatigue, des difficultés respiratoires, des troubles de la concentration, des maux de tête. Certains patients sont toujours dans l'incapacité de retravailler des mois après l'infection. Et on ne sait pas combien de temps cela va durer.

Cinquièmement, faire en sorte d'attraper la Covid-19 volontairement, cela signifie faire en sorte que le virus circule. Plus le virus circule, plus il y aura de patients qui auront potentiellement besoin de soins en réanimation. Et là, il n'y aura peut-être pas de places pour tout le monde.

En conclusion, même s'il est vrai que beaucoup d'entre nous vont être infectés par le variant Omicron du coronavirus dans les semaines à venir, il vaut mieux continuer d'essayer de passer entre les gouttes.

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour. Toutes nos lettres d’information

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !