L'argus géant (Argusianus argus) est un peu le point de départ de la compréhension de la sexualité animale. La longue queue de cet oiseauoiseau qui le handicape face à ses prédateurs était un contre-exemple qui gênait DarwinDarwin dans ses lois de l'évolution. Aurait-il eu tort ?

Non, comme il se justifie en 1871 dans son ouvrage La Filiation de l'Homme, paraissant 12 ans après ses écrits les plus célèbres. Les plumes allongées et colorées confèrent à ce cousin du paon l'assurance de trouver une partenaire au moment de la saisonsaison des amours : les femelles raffolent de la belle parade qu'il leur réserve.

Elles doivent se dire que si, avec de telles contraintes, il arrive à survivre, alors il leur donnera une descendance résistante à toute épreuve...

© Sexual Nature, London's Natural History Museum