La paléontologiepaléontologie, science dédiée à l'étude des êtres vivants du passé, s'intéresse en particulier à reconstituer la biologie, le mode et le milieu de vie des espècesespèces disparues. La géochimie peut, elle aussi, nous en dire plus sur les dinosauresdinosaures.

En paléontologie, les méthodes classiques d'investigation reposent sur l'interprétation des particularités morphologiques des restes fossilisés d'organismes en prenant comme référence les animaux (ou végétaux) actuels qui leurs sont apparentés.

Géochimie et paléontologie peuvent nous permettre d'en savoir plus sur les dinosaures. Ici, représentation d'un Deinonychusau Pacific Science Center, à Seattle (États-Unis). © Selbe Lynn, CC by-nc 2.0

Géochimie et paléontologie peuvent nous permettre d'en savoir plus sur les dinosaures. Ici, représentation d'un Deinonychus au Pacific Science Center, à Seattle (États-Unis). © Selbe Lynn, CC by-nc 2.0

Toutefois, lorsque les particularités anatomiques étudiées n'ont pas d'équivalent dans la nature actuelle, les méthodes comparatives sont très vite limitées à émettre des hypothèses difficiles à tester.

<em>Tyrannosaurus rex</em> « Sue », au muséum de Chicago, dans l'Illinois, aux États-Unis. © Christophe Hendrickx, CC by-sa 3.0

Tyrannosaurus rex « Sue », au muséum de Chicago, dans l'Illinois, aux États-Unis. © Christophe Hendrickx, CC by-sa 3.0

La géochimie isotopique pour l'étude des dinosaures

Depuis les années 1970, la géochimie isotopique fournit aux paléontologuespaléontologues de nouvelles perspectives d'étude de la biologie, de l'écologieécologie et de l'environnement de vie des animaux disparus.

Cette méthode analytique consiste à mesurer et interpréter l'abondance relative de deux isotopesisotopes stables d'un même élément chimiqueélément chimique contenu dans les restes fossilisés d'un organisme, comme les dents, les os, les écailles ou les coquillescoquilles.

Les isotopes 18O et 16O de l'oxygèneoxygène, 13C et 12C du carbonecarbone, 15N et 14N de l'azoteazote ou 11B et 10B du borebore pour ne citer que quelques exemples, ont permis de déterminer les propriétés physico-chimiques d'océans très anciens (température, salinitésalinité, pH), ou encore de retracer l'évolution du régime alimentaire de mammifèresmammifères disparus, comme celui des équidés fossilesfossiles (ligné des chevaux). Nous nous intéresserons ici aux deux isotopes 18O et 16O de l'oxygène et à ce qu'ils nous apprennent sur la vie des dinosaures.