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La faune et la flore

Dossier - A la découverte de l'estuaire de la Seine
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Associé à la baie de Seine, l'estuaire représente le plus grand complexe estuarien du nord-ouest de la France. Situé au débouché du bassin-versant le plus anthropisé de France, l'estuaire de la Seine est très marqué par l'activité de l'homme.

  
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Toute la faune et la flore de zone humide mérite protection et attention vigilante, nous ne prendrons que deux ou trois exemples pour illustrer ceci.

1 - La faune :

Le Damier de la Succise : papillon de jour doit son nom aux dessins géométriques fauves de ses ailes et à sa plante nourricière : la Succise des prés. Il en existe deux types semblables à l'œil. La plu rare vit dans les milieux humides et se nourrit de Succise des prés. Les chenilles tissent un nid communautaire qui se déplace à mesure de la consommation de la plante. L'espèce est menacée et fait l'objet de mesures de protection.

Damier de la Succise

Le Triton crêté : espèce protégée, caractérisée par le port en période nuptiale d'une longue crête dorsale. Au printemps le têtard se métamorphose et à la fin de l'été, le jeune triton quitte le milieu aquatique pour hiberner sous des souches. Sur le territoire du Parc, le triton crêté tributaire d'une bonne qualité de l'eau se trouve encore au Marais Vernier, sur le plateau du Roumois et dans les mares de la forêt de Brotonne.

Le Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande mène plusieurs actions en faveur du triton crêté, entre autres actions de protection d'espèces fragiles.

Triton crêté en aquarium

L'estuaire de la Seine est situé sur une des principales voies migratrices de l'Ouest européen, entre les zones de nidification de l'Europe du Nord-Ouest et les zones d'hivernage du Sud et de l'Afrique.

Chaque année, on estime entre 80 000 et 120 000 le nombre d'oiseaux d'eau qui font halte dans l'estuaire pour se ravitailler et se reposer.
Environ 250 espèces différentes d'oiseaux ont été observées dans l'estuaire, soit 60% de la faune avienne d'Europe : 164 sont des habitués, 101 sont nicheurs et 52 sont hivernants. (données LPO)

L'estuaire est considéré comme d'importance nationale pour , par exemple:

Barge à queue noire

Barge à queue noire, Chevalier gambette, Combattant varié, Gorge-bleue à miroir, Avocette élégante, Tadorne de Belon, Hibou des marais, Phragmite des joncs, Courlis, Linotte à bec jaune

Chevalier gambette
Coulis cendré

Et d'importance internationale pour :

Spatule blanche

Le Râle des genêts (nicheur), La Mésange à moustaches (nicheur), Le Canard pilet (hivernant), L'Huîtrier-pie (hivernant), Le Phragmite aquatique (hivernant), La Spatule blanche (hivernant).

Canard pilet

2 - La flore :

L'Osmonde royale. Fougère qui compte parmi les plus grandes et les plus belles de notre flore. Dépendante des milieux humides, et des sols à acidité modérée: marais, bois tourbeux, bords de rivières et fossés humides ou queues d'étangs. En forte régression dans notre région, sa présence se raréfie en allant vers l'Est de la France. Ses feuilles (frondes vertes) peuvent atteindre jusqu'à 2m de haut. Son feuillage se développe au printemps, fructifie en juin-juillet et se flétrit à l'automne. Caractérisée par une forte différenciation de ses segments fertiles, facilement repérables par des bouquets de sporanges bruns situés au sommet des feuilles. En Haute-Normandie, sa destruction est interdite.

Osmonde royale

Drosera rotundifolia est une plante carnivore qui vit dans les tourbières. Il a la faculté de capturer les petits insectes en les engluant dans les poils qui ornent ses feuilles et les digère. C'est une façon pour lui de compenser la faible minéralisation des sols.

Drosera rotundifolia, plante carnivore de tourbière

Protégé au niveau national, quatre stations sont actuellement connues sur le territoire du Parc. L'espèce bénéficie d'un pâturage adapté (extensif) dont le but est de pérenniser la plante et de freiner la dynamique de la végétation environnante.

Orchis singe

Casquées de blancs, striées de pourpres, aux labelles tels de longs « bras » colorés et recourbés vers l'avant, l'orchis singe tient son nom de la forme globale de sa corolle dont les pétales latéraux évoquent l'animal. Cette plante est la seule, des orchis, mais aussi de toutes les orchidées haut-normandes, dont les fleurs du sommet de l'épi s'ouvrent les premières. Elle fleurit sur les pelouses calcaires et à flancs des coteaux de la région de fin avril à mi-juin. Protégée au niveau régional, ses effectifs sont en déclin. Sur le territoire du Parc il ne reste que trois « stations ».