Planète

Potamochère

DéfinitionClassé sous :zoologie , Suidé , porc
Potamochère du Cap. © Cburnett, Wikipédia, GNU 1.2

Potamochère (Gray, 1854) – Potamochoerus

  • Ordre : Artiodactyla
  • Famille : Suidae
  • Sous-famille : Suinae
  • Genre : Potamochoerus
  • Taille : 1,00 à 1,45 m - hauteur au garrot 0,55 à 0,80 m - longueur de la queue 030 à 0,45 m
  • Poids : 45 à 115 kg
  • Longévité : 15 à 20 ans

Statut de conservation UICN : LC, Préoccupation mineure

Description du potamochère

Le potamochère appartient à la famille des suidés et ressemble morphologiquement à un sanglier au pelage roux ou fauve. Une crinière blanchâtre court le long de l'échine et du dos, et une bande de poils clairs frange la partie supérieure des oreilles, qui se terminent par un pinceau de poils de même couleur. La hure (tête) allongée et de forme conique est plus sombre, fréquemment grisée et barrée de blanc sous les yeux et sur les joues. Elle est encadrée par deux oreilles très développées de forme triangulaire. À l'instar du sanglier, il possède des défenses qui lui permettent de fouiller le sol ou de se défendre. Les poils des joues sont allongés et s'écartent en forme de favoris. Les pattes courtes et l'extrémité de la queue sont noires.

Potamochère roux. Son aspect est assez similaire à celui d’un sanglier. © alias 0591, Wikipédia, cc by 2.0

Habitat du potamochère 

Il existe deux espèces et six sous-espèces de potamochères : le potamochère roux (Potamochoerus porcus) que l'on trouve en Afrique équatoriale depuis le Sénégal jusqu'en Ouganda et qui fréquente les forêts tropicales humides, et le potamochère du Cap (Potamochoerus larvatus), que l'on trouve dans la partie orientale du continent africain et dans le sud, depuis l'Éthiopie jusqu'en Afrique du Sud. Ce dernier privilégie les habitats forestiers denses et humides et les marécages. Il est également présent à Madagascar, où il aurait été importé voilà environ 2.000 ans, et dans l'archipel des Comores, où son arrivée semble plus récente. 

Potamochère du Cap sur les rives du fleuve Limpopo, en Afrique australe. © Derek keats, Flickr, cc by 2.0

Comportement du potamochère 

Le potamochère est un animal sociable et grégaire qui vit en petits groupes variant de 6 à 20 individus, menés par un mâle dominant. Essentiellement nocturne, il passe ses journées à se reposer dans les souilles. Sa morphologie et sa puissance lui permettent de forcer des passages mêmes dans les broussailles les plus denses et, comme ses cousins européens et asiatiques, le potamochère contribue à la régénérescence des végétaux ainsi qu'à leur dispersion. C'est un excellent nageur, et cette aptitude lui a valu le surnom de sanglier rouge des rivières. Ses principaux prédateurs sont les grands carnivores tels que les lions, les léopards, les hyènes et les lycaons, les crocodiles et, dans une moindre mesure, pour les marcassins et les juvéniles, les pythons de Seba, quelques rapaces et petits félins du type serval.  

Reproduction du potamochère

Pour la mise bas, la femelle du potamochère creuse une dépression dans le sol dans un fourré épais, qu'elle garnit de végétaux. Elle y met au monde entre deux et six jeunes, au pelage noir ou brun ponctué de taches et de rayures blanches ou jaunâtres au terme d'une gestation de 5 mois. Ils ne quittent pas le « nid » durant les 15 premiers jours, et commencent à suivre les parents après cette période. Ils sont sevrés au bout de 3 mois, et perdent leurs rayures vers 6 mois. Les juvéniles atteignent leur maturité sexuelle à l'approche de la troisième année.

Juvéniles de potamochère roux. © Ltshears, Wikipédia, GNU 1.2

Régime alimentaire du potamochère

Le potamochère est omnivore. Il se nourrit essentiellement de racines, de rhizomes, de tubercules et de fruits, mais ne dédaigne pas les insectes, les œufs, les gastéropodes et même les charognes. Dans les zones cultivées, il se rabat sur les légumes et les céréales, au grand dam des populations locales.

Menaces sur le potamochère

La situation du potamochère n'est pas préoccupante pour l'instant, car malgré la chasse dont il fait l'objet, ses effectifs progressent dans les zones de culture. Les principales menaces restent cependant la disparition progressive de leurs territoires et la déforestation pour laisser place aux cultures. 

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