Planète

Frégate superbe

DéfinitionClassé sous :zoologie , oiseau , palmipède
Photo d'une frégate superbe mâle. © Benjamint444, GNU FDL Version 1.2

Frégate superbe (Mathews 1914) - Fregata magnificens

  • Ordre : Suliformes
  • Famille : Fregatidae
  • Genre : Fregata
  • Taille : 0,95 à 1,10 cm (envergure 2,15 à 2,45 m)
  • Poids : 1,2 à 1,7 kg
  • Longévité : 30 à 35 ans

Statut de conservation UICN : LC Préoccupation mineure

Description de la frégate superbe

La frégate superbe est un oiseau marin au plumage noir présentant des reflets violacés. Ses ailes sont longues, étroites et pointues, et la queue fourchue est très échancrée. L'oiseau arbore un bec grisé, long et crochu. La femelle se distingue du mâle par sa tête et sa poitrine blanches. Les pattes sont palmées et noires. Le mâle arbore un sac gulaire orangé sous la gorge. Celui-ci se gonfle pour atteindre la taille d'un ballon lors de la période nuptiale et devient rouge vif.

Frégate superbe mâle. © E.Kirdler, USF&WS, domaine public

Habitat de la frégate superbe

On trouve principalement la frégate superbe dans les zones maritimes tropicales, sur les îles du Cap vert, mais elle vit également aux Antilles, en Amérique centrale et sur les îles de la côte brésilienne. Elle niche aussi bien à l'intérieur des terres que sur les rivages où elle fréquente les mangroves et les estuaires, voire les ports. Elle est présente en Guyane française sur l'île du Grand Connétable.

Comportement de la frégate superbe

La frégate superbe est un oiseau grégaire mais généralement solitaire hors des colonies. Il lui arrive cependant de chasser en groupes lâches lorsque la nourriture est abondante. C'est un excellent planeur qui se sert à merveille des courants aériens. Ses battements d'ailes sont profonds mais rares et elle se sert de sa queue pour virer. Ses manœuvres en vol sont audacieuses et fluides. L'oiseau se déplace très mal au sol, ne se pose pas sur l'eau car son plumage n'est pas imperméable, et ne peut s'envoler à partir du sol. Elle ne peut s'élever dans les airs qu'à partir d'un support situé en altitude : mat, arbre, falaise...

Couple de frégates superbes. © me, GNU FDL Version 1.2

Reproduction de la frégate superbe

La frégate superbe niche en petites colonies. Lors de la parade nuptiale, le sac gulaire du mâle se colore en rouge vif et se gonfle pour attirer la femelle. La poche peut rester gonflée pendant une vingtaine de minutes tandis que le mâle parade avec la tête rejetée en arrière en glougloutant, et en étendant les ailes. La femelle pond généralement un œuf qu'elle couve en alternance avec le mâle pendant environ sept semaines. Le petit naît nu mais acquiert rapidement son premier duvet. Le poussin est en mesure de voler au bout de quatre à six mois, mais reste dépendant des parents qui le nourrissent pendant cette période. Ensuite c'est uniquement la femelle qui continue à nourrir le ou les jeunes pendant encore huit mois. Ce long cycle ne permet pas à la frégate superbe de se reproduire chaque année. Elle a un petit tous les deux ans, voire davantage. L'oiseau atteint sa maturité sexuelle seulement entre huit et dix ans.

Femelle nourrissant un jeune. © me, GNU FDL Version 1.2

Régime alimentaire de la frégate superbe

La frégate superbe étant incapable de se poser sur l'eau, elle capture ses proies au vol lorsqu'elles affleurent la surface. L'oiseau se nourrit surtout de poissons, mais également de céphalopodes et de jeunes tortues qui tentent de gagner l'océan après avoir éclos, et pratique le kleptoparasitisme en chapardant les prises des autres oiseaux marins. Elle est également capable d'aller piller les nids d'autres espèces.

Menaces sur la frégate superbe 

Les aires de nidifications s'étendant sur une zone assez vaste, la frégate superbe n'est pas classée comme étant menacée. Les populations semblent stables malgré le faible taux de reproduction. Les colonies des îles Galapagos qui ont pu s'implanter en franchissant l'isthme de Panama, sont morphologiquement et génétiquement distinctes car il n'y a eu aucun brassage génétique avec les groupes atlantiques depuis des centaines de milliers d'années. Cette population, génétiquement isolée, composée d'à peine un millier de couples, est donc vulnérable aux atteintes environnementales provoquées par l'Homme. 

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour.

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !

Cela vous intéressera aussi