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En bref : les requins-citrons se reproduisent dans leurs eaux natales

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Comme les saumons et quelques tortues marines, les requins-citrons reviennent dans leurs eaux natales pour mettre bas. L'exemple nous vient des îles Bimini, dans les Bahamas, où près de 1.800 jeunes squales ont été marqués depuis 1995.

Le requin-citron (Negaprion brevirostris) doit son nom à sa couleur tirant sur le jaune. Il peut atteindre jusqu'à 3,4 m de long et vivre 25 ans. © mentalblock_DMD, Flickr, cc by nc sa 2.0

Les saumons et quelques espèces de tortues marines, comme les caouannes, adoptent un même comportement quand vient le temps de se reproduire : ils n'hésitent pas à parcourir des milliers de kilomètres pour pondre dans les eaux qui les ont vus éclore. Depuis peu, une nouvelle espèce peut également être citée en exemple, bien qu'elle soit vivipare : le requin-citron Negaprion brevirostris. De nombreux spécialistes s'en doutaient. C'est maintenant prouvé !

Entre 1995 et 2012, Demian Chapman (université d'État de New York à Stony Brook, États-Unis) et ses collaborateurs ont marqué 1.776 jeunes squales qui ont vu le jour autour des îles Bimini, dans les Bahamas. À chaque fois, des prélèvements d'ADN ont également été réalisés dans le but de caractériser leur génotype et d'identifier leur mère. Les femelles mettent directement bas jusqu'à 18 jeunes parfaitement formés. D'après le suivi, ils vivent alors plusieurs années autour de l'île (au minimum cinq ans), avant de prendre de l'assurance et de s'en éloigner. Les requins-citrons deviennent donc sexuellement matures loin de leur pouponnière, vers 12 à 16 ans pour les femelles.

Dernièrement, six d'entre elles sont revenues dans les eaux des îles Bimini, où elles ont mis bas près de 15 ans après leur naissance. La génétique a confirmé leur identité. CQFD ! Certes, ce nombre est faible, mais après tout, il est plus difficile de trouver puis de capturer un requin adulte qu'un nouveau-né. Par ailleurs, seul un jeune sur trois survit jusqu'à sa quatrième année. L'information a été dévoilée dans la revue Molecular Ecology. Quant aux outils de navigation exploités par les femelles... ils restent un mystère.

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