Les phosphates contenus dans les eaux usées constituent un danger pour les écosystèmes marins, en favorisant une croissance supérieure à la normale des plantes aquatiques, qui consomment une grande quantité d'oxygène et font disparaître les poissons.
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En 2001, le Japon a renforcé les lois concernant les teneurs en phosphatesphosphates dans les effluents déversés dans des zones peu ouvertes, comme la baie de Tokyo. Depuis cette date, les phosphates sont extraits des eaux usées, incinérés et les cendres sont mises en décharge. Or, simultanément, le Japon importe chaque année 700.000 tonnes de phosphorephosphore par an, essentiellement pour les besoins de l'agricultureagriculture. A la fois pour limiter le volumevolume de déchetsdéchets mis en décharge, pour répondre à la demande croissante en phosphates et en prévision d'un renforcement des normes sur la teneur en phosphates dans les effluents, des entreprises japonaises ont commencé à développer des technologies pour recycler les phosphates contenues dans les eaux usées.

Un premier système, développé par Mitsubishi Materials, Maezawa Industries et Hitachi Plant Engineering, permet de récupérer 80% des phosphates présents dans les eaux usées, sous forme de phosphate de calciumcalcium et de les transformer en engrais. Le coût du recyclagerecyclage (10 euros par kilos récupéré) est comparable au prix d'un engrais classique.

Un deuxième système, développé par JFE Engineering et 8 partenaires, permet de traiter les matièresmatières de vidanges (matières résultant de l'entretien des installations d'assainissementassainissement autonome comme les fosses septiquesfosses septiques). Les phosphates sont extraits sous forme de phosphate ammoniaco-magnesien. Une installation pouvant traiter les matières de vidanges de 50.000 personnes est déjà commercialisée, pour 600.000 euros.