Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) est un organisme intergouvernemental ouvert à tous les pays qui sont membres de l'Organisation des Nations unies. Il évalue l'état des connaissances relatives au changement climatique et les prévisions pour le futur. © markoakiasandr, Adobe Stock
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Il reste 3 ans pour le scénario climatique le moins catastrophique

ActualitéClassé sous :Réchauffement climatique , GIEC , gaz à effet de serre

Le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat a testé tous les scénarios futurs pour notre Planète et encourage fortement l'objectif de limiter le réchauffement climatique à +1,5 °C dans les trois ans à venir pour nous éviter un destin catastrophique.

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Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) a rendu public son nouveau rapport lundi 4 avril. Ce nouveau chapitre, composé de plusieurs volumes, dresse l'état des connaissances les plus avancées relatives au changement climatique, et il semblerait que la situation dans laquelle nous nous trouvons ne nous laisse que trois ans pour limiter les dégâts du réchauffement d'origine anthropique et sauver notre peau.

Stabiliser la hausse des températures à 1,5 °C

Les scientifiques du Giec ont évalué plusieurs scénarios du futur de notre Terre et pour limiter un réchauffement climatique à +1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels, ils préviennent que « les émissions de gaz à effet de serre doivent plafonner avant 2025 au plus tard » pour conserver notre monde vivable. Ce scénario est le moins critique pour l'avenir de notre Planète et c'est bien sûr le plus ambitieux du traité de l'Accord de Paris de 2015, lequel maintient l'élévation de la température moyenne nettement en dessous de +2 °C.

Cependant, sans la réduction immédiate des émissions dans tous les secteurs, cet objectif sera impossible et les conséquences seront terribles. En effet, plus les températures augmentent et plus le réchauffement s'aggrave et se traduit par des conséquences multiples comme une augmentation des vagues de chaleur, une élévation du niveau de la mer et d'autres phénomènes météorologiques extrêmes ; mais également par des répercussions sur la sécurité alimentaire, l'environnement, la santé et le développement durable. 

Les inondations sur les côtes américaines se produisent depuis des années. Ci-dessus, à Miami, en 2010. © Steve Rothaus, Miami Herald

Il est nécessaire de comprendre aussi que ce n'est pas parce que l'on atteint l'objectif de +1,5 °C ou que l'on arrive à être en dessous qu'il n'y aura pas de problème. Chaque fraction de degré que nous prenons en plus engendre des impacts supplémentaires et des risques plus complexes à gérer et auxquels il faut s'adapter. Par ailleurs, la différence entre une augmentation de 1,5 et de 2 °C est très significative et s'avère même mortelle pour certaines régions du monde. L'objectif de +1,5 °C ne pourra se réaliser que lorsque la température mondiale se stabilisera, c'est-à-dire lorsque le monde aura atteint la neutralité carbone, rappellent les experts de l'Organisation des Nations unies.

Un réchauffement de minimum de 3,2 °C si nous ne faisons rien

Cependant, il semblerait que nous ne soyons pas engagés sur la bonne trajectoire. Le réchauffement actuel est évalué à +1,09 °C et les gaz à effet de serre produits par les activités humaines ne cessent d'augmenter. Selon le dernier rapport du Giec, nos comportements et modes de vies modernes nous conduisent vers un réchauffement désastreux de +3,2 °C en 2100. 

Le réchauffement climatique engendre des phénomènes météorologiques extrêmes auxquels il sera difficile de s'adapter si nous ne stabilisons pas la hausse des températures. © Ice, Tweeter

Pour éviter cet épouvantable futur, le Giec affirme qu'il est encore temps d'agir durant ces trois prochaines années pendant lesquelles il est possible d'inverser les tendances pour nous préserver de ce destin funeste. Les experts du climat affirment que l'objectif de 1,5 °C est encore réalisable mais nécessite des changements sans précédents à tous les niveaux de la société.

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