Un puissant séisme de magnitude 8 sur l’échelle de Richter s’est produit mercredi 6 février dans le Pacifique. L’alerte au tsunami a été déclenchée pour toutes les îles voisines de l’épicentre, situé non loin des îles Salomon. Celles-ci restent jusqu’à présent les seules frappées par ce tremblement de terre.
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Mercredi 6 février 2013, les îles du Pacifique ont été violemment secouées par un séismeséisme de magnitudemagnitude 8 sur l'échelle de Richteréchelle de Richter. L'événement s'est produit au large des îles Salomon, son épicentreépicentre étant à 340 km de l'île San Cristobal. La profondeur est estimée à 5 km. Le premier bilan fait état de cinq morts, dont un enfant, et de trois blessés. Trois villages du littoral ont par ailleurs été détruits.

L'épicentre du séisme de magnitude 8 est indiqué en bleu. Tous les points de la carte montrent des épicentres de séismes qui se sont produits dans l'heure (en rouge), la veille (en orange), et la semaine précédente (en jaune). Le trait rouge indique la frontière entre les deux plaques tectoniques. À gauche de la carte, ce sont les îles Salomon. © USGS

L'épicentre du séisme de magnitude 8 est indiqué en bleu. Tous les points de la carte montrent des épicentres de séismes qui se sont produits dans l'heure (en rouge), la veille (en orange), et la semaine précédente (en jaune). Le trait rouge indique la frontière entre les deux plaques tectoniques. À gauche de la carte, ce sont les îles Salomon. © USGS  

Le séisme a eu lieu à côté d'une section complexe, à la frontière des plaques tectoniques australienne et pacifique. Dans cette zone, la limite de convergence des plaques est formée de fosses de subductionsubduction. La partie ouest de la fosse de Nouvelle-Bretagne rentre en contact avec la fosse des Nouvelles-Hébrides du Vanuatu.

Ces dernières sont reliées par une faille de décrochement, c'est-à-dire une faillefaille verticale, le long de laquelle les plaques coulissent de façon horizontale. Au nord et à l'ouest de la faille, la frontière des plaques change de caractère : elle est orientée d'ouest en est, et devient une zone de subduction.

Détails de l'activité tectonique de la zone où se situe l'épicentre du séisme. Pour que le tremblement de terre atteigne une telle intensité, il faut que les plaques bougent simultanément aux différents types de limites de plaques. © Sting et Rémih, cc by sa 2.5

Détails de l'activité tectonique de la zone où se situe l'épicentre du séisme. Pour que le tremblement de terre atteigne une telle intensité, il faut que les plaques bougent simultanément aux différents types de limites de plaques. © Sting et Rémih, cc by sa 2.5

L'activité sismique a commencé il y a plusieurs semaines

Durant le mois de janvier, il y a des dizaines de tremblements de terreterre dans cette zone. Pourtant, c'est seulement au cours de ces derniers jours que des séismes d'une magnitude supérieure à 6 sur l'échelle de Richter ont été détectés. Ces puissantes secousses résultent du mouvement des plaques lié tant à la faille de décrochement qu'à la faille normale et à la faille de chevauchement. Depuis le séisme de magnitude 8, de nombreuses répliques, moins intenses ont été enregistrées.

À la suite du tremblement de terre, l'alerte au tsunamitsunami a été déclenchée par le Centre d'alerte du tsunami du Pacifique. Territoires concernés : Vanuatu, Nauru, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Tuvalu, la Nouvelle-Calédonie, Kosrae, les îles Fidji, Kiribati et Wallis et Futuna. Toutefois, l'énergieénergie générée par le séisme s'est vite dissipée et aucun cas de tsunami n'a été rapporté.

À Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, la baie de l'AnseAnse Vata, où l'IRD (Institut de recherche pour le développement) et l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) siègent, a été évacuée par préventionprévention. Si certains chercheurs se sont réfugiés dans les collines environnantes, d'autres se sont retrouvés sur le toittoit des bâtiments. Finalement, pas de vaguevague à Nouméa, seulement une vague de 55 cm, repérée au nord de l'île.