Cela fait maintenant quatre jours que le centre du Chili fait face à des incendies meurtriers. Cent-douze morts, des centaines de disparus : le bilan, déjà lourd, devrait encore augmenter, alors que le pays est frappé de plein fouet par le phénomène El Niño.


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    Depuis vendredi 2 février, la région côtière de Valparaiso - dans le centre du Chili - est frappée par des incendies de forêts consécutifs aux fortes chaleurschaleurs entraînées par le phénomène El NiñoEl Niño. La catastrophe a d'ores et déjà tué plus de 112 personnes - dont seulement une vingtaine ont été identifiées jusque-là. Et le bilan va probablement fortement s'alourdir, préviennent les autorités, qui déplorent la plus grosse catastrophe depuis le séisme de magnitudemagnitude de 8,8 - suivi d'un tsunami - qui avait fait plus de 500 morts en 2010.

    Pour l'instant, ce sont plus de 43 000 hectares qui sont partis en fumée, détruisant les habitations à toute vitessevitesse. Des centaines de personnes sont portées disparues, et 3 000 à 6 000 maisons ont été endommagées ou détruites, estiment les autorités locales. Le président a déclaré deux jours de deuil national, à partir de lundi. Une quarantaine de foyers d'incendies sont toujours actifs, mobilisant près de 3 000 pompiers, militaires et volontaires.

    Les conséquences de la crise climatique

    Le Chili, habitué des canicules et frappé de plein fouet par le réchauffement climatique, connaît des températures proches de 40 °C depuis le début du mois de février. L'année dernière, des incendies s'étaient également déclarés à la même période. « La zone touchée par les incendies aujourd'hui est beaucoup plus petite que l'année dernière, mais le nombre d'hectares affectés augmente très rapidement », s'est alarmée la ministre de l'Intérieur, Carolina Toha lors d'une conférence de presse le 3 février.

    Plus inquiétant : certains foyers présentent « un potentiel très élevé d'affecter les personnes, les maisons et les installations », a-t-elle alerté. Les conditions météorologiques de ces dernières heures sont néanmoins plus favorables, laissant espérer une maîtrise rapide des feux.