Dans le monde, trop de personnes boivent une eau contaminée. Le projet WellCheck de flotteur d’analyse de pollution de l’eau, développé par des étudiants de l’École des technologies numériques avancées (ETNA), vise à améliorer la situation. © Africa Studio, Adobe Stock

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Wellcheck : un capteur flottant pour analyser la pollution de l'eau

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L'eau, c'est la vie. Pourtant, dans certaines régions du monde, l'accès à une eau potable et saine n'est pas toujours garanti. C'est ce qui a poussé des étudiants de l'École des technologies numériques avancées (ETNA) à développer un projet de flotteur bon marché, capable d'évaluer la qualité des eaux.

L'histoire commence par une prise de conscience. Celle d'Eliot Courtel, un jeune développeur. Au détour d'un voyage au Vietnam. Dans le pays, l'eau est polluée. Elle est responsable de maladies, parfois graves. Un moyen d’analyse et de monitoring bas coût et haute autonomie pourrait aider à améliorer la situation. Alors lorsque l'École des technologies numériques avancées (ETNA), en région parisienne (France), a lancé, en mai 2019, son défi Tech for Good, Eliot et quelques autres ont saisi l'occasion.

« Nous avons développé un projet de flotteur d'analyse de la pollution de l’eau », raconte Flavien Berwick, responsable du projet. Le projet WellCheck. L'idée a séduit Sigfox, partenaire de l'opération Makers Camp de l'ETNA. À tel point que l'opérateur télécom de l'Internet des objets a offert à l'équipe trois mois d'incubation exceptionnelle au sein de sa Hacking House. C'était au cours de l'été 2019.

Le flotteur envoie des données sur l’état de l’eau toutes les dix minutes

« Notre flotteur, est une sorte de bouée de 20 centimètres de diamètre. Une bouée équipée de capteurs. Une fois allumé et placé au fond d'un puits, le flotteur envoie des données sur l'état de l'eau, toutes les dix minutes », précise Flavien Berwick. Des données relatives à son pH, à sa turbidité - une sorte de mesure de sa clarté -, sa température et la demande chimique en oxygène (DCO) -- qui donne une idée de la charge en polluants organiques.

La solution WellCheck se décompose en un flotteur équipé de capteurs qui analysent l’eau des puits et une antenne qui renvoie les données recueillies vers des serveurs distants. Le tout appuyé par une application qui aide à visualiser les informations relatives à la pollution des eaux sur une région. © WellCheck

Bientôt en test sur le terrain

Ces données peuvent, d'une part, servir à allumer une LED de couleur verte ou rouge qui signale aux locaux un problème de qualité de l’eau. D'autre part, elles peuvent être exploitées sur une carte, par le biais d'une application spécialement développée, pour cartographier l'état de l'eau dans une zone donnée. Elles peuvent aussi servir de signal d'alarme pour les autorités.

« Notre objectif est de permettre aux ONG de gagner du temps et de mieux cibler leurs campagnes de prévention. D'économiser de l'argent aussi », explique Flavien Berwick. Et pour s'assurer que WellCheck répond à une réelle demande, les étudiants comptent tester leur solution grandeur nature d'ici 2021 en Afrique, avec le soutien de la Sigfox Foundation.

En attendant, l'équipe poursuit le développement de son flotteur dans le cadre du Projet libre innovant mis en place par l'ETNA. « L'école nous a été d'un soutien précieux dans cette aventure. D'abord en nous accordant du temps pour travailler à ce projet. Puis en nous ouvrant la porte de l'Etna Co-Labs pour nous aider au développement industriel de WellCheck. Nous avons eu accès à des machines d’impression 3D pour produire nos flotteurs et à l'expertise des développeurs du Pôle Recherche et Développement en la matière. Et dans un autre registre, l'accompagnement médiatique, marketing et commercial nous a également permis de faire avancer notre projet », indique Flavien Berwick.

Article réalisé en partenariat avec les écoles du Groupe IONIS et l'École des technologies numériques avancées (ETNA).

  • Dans le monde, des centaines de millions de personnes boivent une eau contaminée.
  • Le flotteur développé par des étudiants de l’École des technologies numériques avancées (ETNA) permet d’évaluer la qualité des eaux de manière simple et bon marché.
  • Les essais en condition réelle sont prévus d’ici 2021.
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