Pour son imprimante 3D laser, le laboratoire exploite le principe de la tomographie. Cette technique utilisée en imagerie médicale permet de modéliser un objet en scannant ses contours. © EPFL
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Vers l'impression 3D d'un objet en quelques secondes ?

ActualitéClassé sous :imprimante 3D , EFPL , tomographie laser

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Des chercheurs de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) en Suisse ont conçu une imprimante 3D fonctionnant avec un laser. Elle est capable de créer de petits objets très précis en quelques secondes à peine.

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L'impression 3D est désormais accessible à tous, mais dans tous les cas, le principal souci reste la durée de création et la précision d'un objet en agglomérant de fines couches de matière. Aujourd'hui, les chercheurs du Laboratoire des dispositifs photoniques appliqués (LAPD) de l’École Polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) en Suisse ont mis au point une méthode pour créer de petits objets en 3D en moins d'une minute. Ils ne sont pas les seuls à plancher sur le sujet. Des chercheurs californiens ont aussi expérimenté un système équivalent permettant de réaliser des impressions quasi instantanées et précises.

C'est un gel biologique ou du plastique à l'état liquide qui est employé. Ensuite, « tout est une question de lumière», comme l'explique Paul Delrot, un des chercheurs devenu le patron de la société Readily3D créée pour l'occasion afin de commercialiser à terme le procédé mis au point par le LAPD. C'est effectivement la lumière produite par un faisceau laser qui vient viser la masse liquide pour la sculpter, en chauffant avec plus ou moins d'intensité les différentes parties du gel. La chaleur du laser durcit le liquide grâce à un processus de polymérisation.

Des artères imprimées en 3D

Le gros du travail repose sur la précision des algorithmes. Les angles et le dosage de la puissance du faisceau sont essentiels pour parvenir à un résultat précis. Pour l'instant, les objets mesurent seulement deux centimètres. En revanche, la précision est inégalée puisqu'elle atteint les 80 micromètres. L'équipe compte aller plus loin et développer une imprimante pouvant créer des objets jusqu'à 15 cm. L'autre atout de la technologie est qu'elle peut sculpter des objets mous ou à partir de ces gels. C'est également possible avec les imprimantes 3D actuelles, mais les objets réalisés se dégradent assez rapidement. Ce n'est pas le cas avec l'invention du laboratoire suisse.

L'équipe a publié ses conclusions dans la revue Nature Communications et les scientifiques précisent que la technologie pourrait être employée en médecine et en biologie. Le laser est effectivement capable d'imprimer des tissus ou des prothèses dans des matériaux organiques. D'ailleurs, les chercheurs travaillent actuellement avec un chirurgien pour expérimenter l'impression en 3D d’artères. Pour le moment, ils se disent satisfaits des premiers résultats.

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