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Solar Impulse : l'avion solaire s'apprête à traverser le Pacifique

ActualitéClassé sous :développement durable , Solar Impulse , avion solaire SI2

André Borschberg pourrait décoller ce weekend de Nankin à bord du SI2 pour un vol de 8.500 km au-dessus de l'océan Pacifique, avec Hawaï comme destination. Il lui faudra plus de cinq jours pour l'atteindre, soit une durée plus longue que tous les vols réalisés jusqu'ici par l'avion solaire.

Le SI2 n'attend que la bonne fenêtre météo pour s'envoler au-dessus de l'océan Pacifique, avec un cap sur Hawaï. On le voit ici survolant un lac suisse, lors d'un des premiers essais, le 28 août 2014. © Solar Impulse/Revillard/Rezo.ch

Il sera seul dans son cockpit pendant plus de cinq jours et autant de nuits. André Borschberg s'apprête à décoller de Nankin, dans l'est de la Chine pour rejoindre Hawaï à bord du SI2, l'avion à énergie solaire de Solar Impulse. C'est le vol le plus long jamais réalisé par les deux pilotes, lui et Bertrand Piccard, que ce soit sur cet appareil, sur le prototype HB-SIA ou en simulation.

Dans son cockpit sans chauffage ni pressurisation, l'ancien pilote de chasse suisse, mais aussi ingénieur, 62 ans, devra rester assis aux commandes, assisté par un pilote automatique. Les phases de repos sont courtes et il n'est pas possible de se lever pour se dégourdir les jambes. Les deux hommes expliquent avoir recours à des techniques d'exercice musculaire et à l'auto-hypnose.

Parce que, sur 24 heures, sa consommation d'électricité est plus faible que la production des cellules photovoltaïques, le SI2 peut, l'été quand les nuits sont suffisamment courtes, voler la nuit. On le voit ici lors d'un vol d'essai en mars dernier. © Solar Impulse/Revillard/Rezo.ch

L'autonomie du SI2 pourrait se compter en mois

Avec son envergure de 72 m (pour réduire la traînée) et la puissance très faible de ses quatre moteurs électriques, d'une puissance totale de 51,6 kW, soit 70 CV, le SI2 ne dépasse pas les 140 km/h, et encore à la condition de voler à plus de 8.000 m. C'est entre 50 et 70 km/h de vitesse moyenne que se sont effectués les vols précédents. Mais la consommation de cet appareil ne pesant que 2,3 tonnes est suffisamment faible pour être, par temps à peu près ensoleillé, inférieure à la production quotidienne des 17.428 cellules photovoltaïques.

C'est la météo, le soleil mais surtout le vent, qui a décidé du moment du décollage. Techniquement, l'avion solaire a montré sa fiabilité lors des vols précédents depuis le départ d'Abu Dhabi et les solutions techniques ont été validées par les réussites du prototype, le SI1, ou HB-SIA, qui a sillonné l'Europe, s'est rendu au Maroc et a traversé les États-Unis. En cas de gros problème, un parachute et un canot gonflable sont installés sur le siège du pilote...

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