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Fukushima : du plastique pour boucher les fuites du réacteur 2

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Tepco est en train de déverser 11.500 tonnes d'eau radioactive en mer, pour assécher les installations de la centrale de Fukushima Daiishi, en grande partie inondées par les déluges déversés aux fins de refroidissement.

Le bilan officiel provisoire, établi le 4 avril, des victimes du séisme du 11 mars 2011 et du tsunami s'élève à 12.157 morts et 15.496 disparus. © DLR/Rapid Eye

Tepco est en train d'évacuer dans l'océan l'eau ayant servi au refroidissement des réacteurs et devenue radioactive. L'eau a inondé les installations des réacteurs 1, 2 et 3 de Fukushima Daiishi, s'écoulant partout dans les salles en sous-sol et dans les galeries. Dix mille tonnes d'eau 500 fois plus radioactive que la normale sont en train de couler dans la mer. S'y ajouteront 1.500 tonnes d'eau de fosses situées sous les réacteurs 5 et 6.

Cet assèchement est indispensable pour « restaurer les capacités de refroidissement aussi rapidement que possible », comme l'a expliqué Hidehiko Nishiyama, un porte-parole de l'Agence japonaise de sûreté nucléaire (Nisa). Cette radioactivité viendra s'ajouter à celle mesurée les jours précédents près du rivage à proximité de la centrale. Il semble que l'on en ait compris l'origine : une fissure, découverte samedi dernier, dans une fosse de maintenance en béton du réacteur n°2. Cette brèche laisse échapper une eau radioactive qui s'écoule directement dans la mer. Les techniciens ont immédiatement coulé du béton à cet endroit pour la boucher mais sans résultat.

Bouche-trou

Les responsables de Tepco viennent d'opter pour des « polymères absorbant l'eau » dont on espère qu'ils combleront efficacement la brèche. Pour récupérer un maximum d'eau radioactive, une barge flottante, de 136 mètres sur 46 et portant des réservoirs d'une capacité de 10.000 tonnes, va être installée au mouillage devant la centrale.

D'après un conseiller du Premier ministre japonais, il faudra des mois pour arrêter les émissions radioactives des réacteurs 1 à 4. La radioactivité n'a pas contaminé l'eau des nappes phréatiques et la situation ne semble pas préoccupante à Tokyo. Ce n'est pas le cas autour de la centrale, où les taux sont élevés. Selon la Criirad, à une cinquantaine de kilomètres de Fukushima, donc dans une zone qui n'a pas été évacuée, « certaines valeurs dépassent de 1.000 fois le niveau normal ». Cette contamination au césium 137, à l'iode 131 et au plutonium est sans doute là pour longtemps.

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