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En bref : même le sommet le plus haut du monde fond

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Le mont Everest n'est pas épargné par le changement climatique. Ses glaciers, comme d'autres de cette région du Népal, sont soumis à une fonte drastique, et les chiffres sont édifiants...

Une nouvelle étude révèle une diminution de la neige et de la glace sur le mont Everest (au fond, ici vu de Kala Patthar, avec le Lhotse, à droite, et le Nuptse, à gauche) ainsi que dans tout le parc national qui l'entoure. © Pavel Novak

L'Everest, le plus haut sommet du monde, culmine à 8.848 m au-dessus du niveau de la mer. Ce pic pyramidal dispose de trois versants sur lesquels s'épanchent trois glaciers. S'ils sont les plus hauts glaciers du monde, ils sont tout de même confrontés à une fonte considérable. En moyenne, les glaciers de cette région du Népal ont rétréci de 13 % ces 50 dernières années. En outre, leur ligne d'équilibre, qui délimite deux parties du glacier, est remontée de 180 m. Cette frontière sépare la zone d'accumulation (en amont), où les précipitations neigeuses sont plus importantes que la fonte,  de la zone d'ablation (en aval), où le glacier perd de sa masse. Le recul de cette ligne signifie donc que la partie haute du glacier s'est réduite au profit de la zone d'ablation.

Une équipe de recherche italienne a suivi l'évolution des glaciers, mais aussi les variations de la température et de la quantité de précipitations dans la région, c'est-à-dire tout le parc national Sagarmatha (le nom népalais du mont Everest). Leur étude a fait l'objet d'une présentation à Cancún (Mexique), lors du Meeting of the Americas de l'AGU (Union américaine de géophysique). Les chercheurs montrent que les glaciers autour du mont Everest ont reculé de 400 m depuis 1962. Par ailleurs, depuis 1992, la température moyenne aurait augmenté de 0,6 °C, et les précipitations se seraient réduites de 100 mm durant les mois de prémousson et durant l'hiver.

Le parc de national de Sagarmatha s'étend sur 1.244 km2. Les scientifiques ont reconstruit l'histoire glaciaire de la région en compilant les données satellite aux cartes topographiques. Si le lien avec le changement climatique n'est pas clairement établi, il convient d'approfondir les recherches pour déterminer l'impact du retrait des glaciers sur le cycle hydrologique. « Les glaciers de l'Himalaya sont considérés comme un château d'eau pour l'Asie, car ils stockent de l'eau durant la saison sèche, déclarait Sudeep Thakuri chargé de l'étude. Les populations en aval dépendent de l'eau de fonte pour l'agriculture, la production d'énergie, et pour boire. »

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