Gaz naturel et énergies renouvelables peuvent être couplés à différents niveaux. © Eisenhans, Fotolia

Planète

Gaz naturel et énergies renouvelables : comment les coupler ?

Question/RéponseClassé sous :gaz naturel , énergies renouvelables , énergie solaire

Dans le cadre d'une transition vers des énergies décarbonées, le couplage entre gaz naturel (l'énergie fossile qui émet le moins de CO2) et énergies renouvelables apparaît comme une option intéressante. Une option qui pourrait se révéler satisfaisante, à l'échelon international mais aussi à celui de la maison individuelle.

Le solaire et l'éolien constituent des « énergies renouvelables intermittentes », car, selon les conditions météorologiques, leur production peut s'avérer nulle. Ainsi, pour les intégrer massivement au sein de notre réseau électrique, il apparaît indispensable de les coupler, a minima, avec une autre source d'énergie. Le gaz naturel pourrait être celle-ci, car les centrales à gaz sont flexibles. Elles semblent capables de prendre le relais rapidement en cas de manque de soleil ou de vent, ou de laisser la priorité au solaire et à l'éolien dans le cas contraire.

Du gaz pour absorber un surplus d'énergies renouvelables

Le gaz pourrait également se montrer performant en tant que système de stockage. En effet, les surplus d'énergies solaire ou éolienne, produits lorsque les conditions météorologiques sont favorables, pourraient permettre de produire de l'hydrogène par électrolyse de l'eau. C'est le principe du Power to gas. Selon les scénarios économiques et techniques, cet hydrogène pourrait alors : 

  • être stocké ;
  • être directement injecté dans les réseaux de gaz naturel ;
  • servir de réactif pour produire du méthane ;
  • permettre de produire de l'électricité ;
  • être commercialisé pour des utilisations industrielles.

Cependant, des travaux de recherche et développement (R&D) doivent être réalisés pour assurer la rentabilité de ces procédés.

Dans une maison de taille moyenne, gaz naturel et énergies renouvelables peuvent par exemple être couplés par le biais d’un chauffe-eau solaire. Une solution à la fois simple, efficace et abordable qui permet de préchauffer l’eau grâce à l’énergie solaire avant de la porter à température à l’aide d’une chaudière à condensation. © GRDF

Une chaudière pour compléter une installation solaire

À un niveau plus modeste, celui de votre maison, il est également possible de coupler gaz naturel et énergies renouvelables. Il est possible, par exemple (voir les images ci-dessus), d'associer une chaudière à condensation à un chauffe-eau solaire.

Ce dernier permettrait, selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), de diviser par deux vos dépenses en eau chaude sanitaire par rapport à un système plus classique. La chaudière à condensation peut alors être connectée au chauffe-eau et prendre le relais lorsque la météo est défavorable. Une installation qui vous permettra de répondre aux exigences de la RT 2012.

Une chaudière hybride pour un développement durable

De son côté, la chaudière hybride gaz naturel associe deux systèmes de chauffage :

Dans ce cas, et de manière assez classique, un ballon stocke la chaleur pour que l'occupant de la maison puisse l'utiliser au moment souhaité sous forme d'eau chaude. Lorsque l'ensoleillement est insuffisant pour la production d'eau chaude, la chaudière à condensation réalise le complément.

L'objectif principal de la chaudière hybride est de vous aider à économiser de l'énergie. Elle permet également de répondre aux exigences de la RT 2012

Quels sont les principaux obstacles au développement de l'énergie photovoltaïque ?  Quelque 8.000 fois la consommation énergétique mondiale. C’est la quantité d’énergie que la Terre reçoit du Soleil. Pourtant, les technologies solaires photovoltaïques peinent à s’imposer dans le paysage énergétique. Marion Perrin, docteur en électrochimie, nous explique, en vidéo, quels sont les principaux obstacles au développement massif de cette énergie renouvelable.