Le métier de développeur est délaissé par les jeunes filles. Lucile, jeune ingénieure travaillant sur la conception visuelle des produits, nous explique son parcours d'études et son métier au sein de la compagnie américaine IBM. © Illustration : SolisImages, Fotolia

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Double compétence designer et front-end : découvrez le quotidien d'une développeuse

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Elle est une développeuse « Made in IBM ». Lucile Gramusset a commencé sa carrière en apprentissage dans la multinationale et ne l'a plus quittée depuis. Sa compétence spécifique : le visual design. Parce qu'elle est une femme de création et de créativité.

Si elle a été embauchée depuis peu au sein d'IBM dans l'équipe de l’IBM Cloud Garage, tout son parcours professionnel, déjà bien rempli, s'est effectué auprès de la compagnie américaine. À 30 ans, Lucile Gramusset est aujourd'hui une « visual designer » et une « front-end développeur », une développeuse qui travaille avant tout sur la conception visuelle des produits, couleurs, fonds, icônes, logos, dessins, photos, vidéos... En ce moment, elle crée des maquettes visuelles pour et avec un client afin de voir si l'interface proposée est en adéquation avec le besoin. Lucile réalise aussi l'interface d'un site web d'une école à destination de ses étudiants.

Quand la créativité mène au développement

Pourtant, cette développeuse, qui ne changerait aujourd'hui son métier pour rien au monde, n'en rêvait pas depuis l'enfance. « Au départ, je voulais être vétérinaire, mais je ne supportais pas de voir souffrir les animaux. J'ai fait un Bac S, et je suis arrivée en fin de bac sans vraiment trop savoir quoi faire. Comme je suis quelqu'un de très créatif, je me suis alors demandée quel secteur était le plus porteur pour assouvir ma créativité et ma soif de création. Comme un maçon fabrique une maison, j'aime fabriquer quelque chose de mes mains. »

Créatif et ingénieux, le métier de développeur expliqué par Lucile, aujourd'hui, ingénieure chez IBM Cloud Garage. © IBM Cloud Garage

Elle opte ainsi pour un DUT informatique, puis une licence informatique via Erasmus, avant  d'intégrer Polytech Nice Sophia. C'est par la voie de l'apprentissage qu'elle va rentrer chez IBM puisqu'elle va y réaliser sa formation d’ingénieur durant deux ans et va continuer sa collaboration comme sous-traitante pour la marque. « Mon poste de visual et de front-end développeur au sein de l'IBM Cloud Garage est une véritable opportunité pour moi. Car, nous travaillons pour l'une des plus grandes entreprises du secteur et, à la fois, cette équipe du Cloud Garage est à part, nous ne sommes qu'une dizaine. Il y règne un véritable esprit d'équipe et une dynamique de start-up. »

Une femme dans un monde d’hommes

Lucile s'épanouit dans son job et au sein de cette équipe. Son statut de femme dans ce monde d'hommes ne lui met aucune barrière. « Pendant les études, c'était différent, nous n'étions que trois filles pour quatre-vingt élèves en DUT. Nous étions prises un peu de haut. Mais j'ai très vite oublié cela et j'ai fait en sorte que mes compétences priment sur le fait d'être une fille ou pas. Ce que je trouve dommage en revanche, c'est que plus le temps passe, moins il y a de filles dans ce métier du développement. Lorsqu'elles sortent de leurs études, elles choisissent d'autres voies et vont vers d'autres opportunités. Je n'arrive pas vraiment à m'expliquer la raison. »

Notre étoile polaire, c’est de rendre le produit le plus facile et le plus agréable pour l’utilisateur

Rigueur et créativité peuvent faire bon ménage

Avoir un esprit créatif est bien sûr nécessaire pour réaliser le produit qui sera un succès. Il faut ainsi faire preuve sans cesse d'ingéniosité, de créativité, pour imaginer de nouveaux développements face aux nouvelles technologies. « Nous avons une méthodologie, l’IBM Entreprise Design Thinking, une réflexion permanente qui doit nous amener à réaliser le produit qui permettra de marquer les esprits. Notre étoile polaire, c'est de rendre le produit le plus facile et le plus agréable pour l'utilisateur. »

Et pour Lucile, la nécessaire rigueur de la programmation n'est-elle pas trop difficile ? Elle s'en amuse ! « C'est vrai que la créativité prend parfois le dessus, parce que j'ai toujours tendance à essayer de nouvelles façons de faire, qui ne s'avèrent pas forcément viables. Alors, je reviens à la rigueur de base. » Et celle qui a une âme d'artiste s'est passionnée pour la programmation parce que ce n'est pas tant la maîtrise de plusieurs langages qui prime, mais bien de savoir « apprendre à apprendre ». « Les langages ont de nombreuses similitudes. Donc, l'essentiel, c'est de connaître les concepts de base, l'algorithmique, le socle technique pour construire une brique, puis deux, ainsi de suite. C'est comme construire une phrase avec le sujet, le verbe, le complément... »

Développeuse n’est pas un métier solitaire

C'est donc, selon Lucile, un métier de perpétuel apprentissage avec l'évolution permanente des techniques et des technologies. « C'est ce côté dynamique qui est intéressant, on ne s'ennuie jamais. Il faut être curieux et se remettre en question tous les jours. C'est bien pour cela, les nouveaux projets et les nouvelles technologies, que je suis contente de me lever et d'aller travailler chaque matin. » Son métier de développeuse est aussi bien loin de l'image du geek solitaire que la plupart d'entre nous avons en tête, qui peut exister, certes, mais qui ne correspond pas à la réalité.

Il nous arrive même de faire ce que l’on appelle de "l’Extreme Programming", un travail de codage à deux

Parce que son quotidien, c'est bien sûr écrire du code, et parfois des journées entières, mais son travail est beaucoup plus diversifié. « Il y a énormément de relationnel, de l'administratif aussi, de la recherche, de la réflexion, seule ou en groupe. Coder ne peut pas se faire d'emblée, cela nécessite de la préparation. Il nous arrive même de faire ce que l'on appelle de "l'Extreme Programming", un travail de codage à deux, où l'un est sur la machine et l'autre aide et guide, mais qui peut aussi prendre le relais. Il peut être très utile d'avoir deux cerveaux plutôt qu'un ! »

Lucile la créative est donc une développeuse heureuse qui compte bien continuer à évoluer dans ce secteur et dans cette entreprise. « L'informatique évolue tellement vite, qu'il y aura toujours et encore de nouveaux projets visuels et des nouvelles technologies sur lesquels travailler. C'est passionnant ! »

Sujet fait en partenariat avec les équipes d'IBM

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