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Tablettes : le tactile multipoint

Dossier - Tablettes : l’essor du tactile
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Ce dossier retrace l'histoire des tablettes, les raisons du succès et les points négatifs de ce produit. Au programme également : les évolutions attendues des tablettes tactiles et les rapports avec les différents médias, presse et télévision.

  
DossiersTablettes : l’essor du tactile
 

L'apport emblématique des appareils tactiles, les gestes à plusieurs doigts, tire parti d'une technologie qui s'est rapidement répandue : les écrans capacitifs multipoints. Quel est le principe de ce procédé phare des tablettes ?

© Stevepb, Pixabay, DP

En décembre 2011, Apple a obtenu la paternité d'un brevet déposé en 2007, décrivant une méthode de détection de contacts multiples de doigts sur un écran. Cette technologie est fondée sur le travail de la société spécialisée FingerWorks, acquise en 2005 par la firme de Cupertino.

Le brevet déposé par Apple sur les écrans tactiles multipoints est à l’origine de nombreux démêlés judiciaires avec ses concurrents qui ont repris son mode de fonctionnement. © PatentlyApple.com

Le principe du tactile capacitif multipoint

La partie capacitive des écrans tactiles consiste en deux éléments : une plaque de verre et une série de condensateurs sous cette surface, chargés de détecter le contact. Ces minuscules condensateurs génèrent un léger champ électrostatique, conduit à travers le verre jusqu'au doigt. Les condensateurs sont disposés en deux strates, séparées par une couche de matière isolante. Sur les appareils Apple, ils sont placés en lignes parallèles, à angles droits. D'autres constructeurs préfèrent un agencement en grille.

Chaque contact avec l’écran tactile déclenche une perturbation électrique. © Interfacetactile.com

Le comportement de l'ensemble des condensateurs est contrôlé par une puce dédiée (ASIC), qui leur applique une tension de référence (état inactif) et surveille toute variation. Au contact avec une matière conductrice, comme un doigt, l'électricité du condensateur ciblé se décharge et crée ainsi une perturbation de son champ électrostatique. La puce détecte en temps réel cette perturbation et se charge, par un algorithme de calcul, de la localiser et de déterminer sa nature (durée de l'appui, mouvement, force appliquée...). Elle envoie ensuite le signal au système qu'une interaction s'est produite. Le système d'exploitation se charge enfin de convertir l'information en interaction concrète.

Le multipoint, qui n'est permis que par cette technique « capacitive », consiste simplement à permettre la détection de plusieurs perturbations simultanément. L'évaluation du sens du mouvement et du niveau de pression permet autant de faire défiler une liste que de varier l'intensité d'un trait dans une application graphique.

Les écrans résistifs réagissent selon la pression appliquée, permettant entre autres de facilement évaluer le poids appliqué et diversifier la réponse du système selon ces pressions. © PCPro.co.uk