Le polymère Pedot pourrait un jour servir dans les interfaces cérébrales avec une intelligence artificielle. © Seanbatty, Pixabay
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Ce matériau facilite la liaison Homme/machine

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Grâce au polymère Pedot, des chercheurs de l'université du Delaware sont parvenus à améliorer l'intégration des appareils médicaux dans le corps humain. En plus de rendre les implants actuels plus efficaces, ce matériau permettra de créer de nouveaux outils de diagnostic ou, un jour, une interface cérébrale avec l'IA.

L'ère des cyborgs se rapproche, selon un article de l'American Chemical Society présenté au cours d'une conférence de presse cette semaine. Des chercheurs de l'université du Delaware aux États-Unis ont découvert un nouveau polymère qui améliore l'intégration des composants électroniques dans le corps.

Les implants médicaux utilisent en général des matériaux comme le silicium, l'or, l'acier inoxydable ou encore l'iridium, qui créent des lésions. Le tissu cicatriciel crée une impédance électrique qui réduit l'efficacité des appareils implantés. Les chercheurs ont tenté d'augmenter la conductivité en les recouvrant d'une couche de polymère poly(3,4-éthylènedioxythiophène), aussi appelé Pedot.

Dans une interview, David Martin explique l’utilisation du Pedot pour améliorer l’intégration des implants médicaux. © American Chemical Society

Des implants pour traiter les troubles neurologiques

Pedot est un conducteur électrique et ionique, et a permis de réduire l'impédance de deux ou trois ordres de grandeur, augmentant ainsi la qualité des signaux électriques échangés avec le tissu et prolongeant l'autonomie des appareils. Les chercheurs sont allés encore plus loin en intégrant au polymère d'autres molécules comme un acide carboxylique, un aldéhyde ou encore un maléimide. Cela permet notamment d'y attacher des biomolécules, comme des peptides, des anticorps ou de l'ADN, et autorise de nouvelles fonctions.

Outre l'amélioration des implants actuels, comme les pacemakers ou implants cochléaires, les scientifiques espèrent utiliser ce polymère pour créer de nouveaux appareils. Par exemple, en y attachant le facteur de croissance de l'endothélium vasculaire, qui intervient notamment dans la croissance des tumeurs, un capteur pourrait détecter la présence d'un cancer. Selon David Martin, qui a dirigé l'étude, il serait également possible d'y combiner des neurotransmetteurs pour détecter et traiter des troubles neurologiques. Le polymère pourrait même servir un jour à fusionner l’intelligence artificielle avec le cerveau humain.

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