L’Arcep engage la procédure d'attribution des fréquences 5G en France. © Fotolia
Tech

La 5G en France pour la fin de l’année ?

ActualitéClassé sous :smartphone , 5G , calendrier du déploiement de la 5G

-

L'autorité de régulation des télécoms a annoncé jeudi que les enchères sur les fréquences 5G prévues en avril auraient lieu fin septembre. Selon le calendrier prévu, les premiers forfaits 5G devraient être proposés fin 2020.

Alors que les smartphones les plus récents sont compatibles avec la 5G, la nouvelle technologie de téléphonie mobile n'est toujours pas effective en France, mais il se peut que les premiers forfaits arrivent d'ici la fin de l'année. C'est l'objectif de certains opérateurs, mais aussi du gouvernement qui voit là une belle rentrée d'argent (plus de deux milliards d'euros) mais aussi un bel atout pour attirer des investisseurs étrangers.

Ce jeudi, l'Arcep (autorité de régulation des télécoms) a ainsi annoncé que les enchères prévues en avril, et décalées en raison de la crise sanitaire, débuteront « à une date comprise entre le 20 et le 30 septembre ». Sur la ligne de départ, Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR, candidats à l’attribution de fréquences dans la bande 3,4 ‑ 3,8 GHz.

La 4G n’est pas oubliée

Ce report de cinq mois va permettre à chaque opérateur de peaufiner ses offres, et dans son communiqué, l'Arcep parle d'une « délivrance des autorisations qui devrait avoir lieu en octobre ou novembre. » Ce qui signifie que tout sera prêt, en théorie, pour une arrivée des premiers forfaits pour la toute fin d'année, période faste pour la téléphonie mobile.

Une inconnue tout de même : la couverture sur le territoire. Dans le cahier des charges imposé par l'autorité de régulations, les opérateurs doivent s'engager à couvrir au moins deux villes avant la fin de l'année. Il s'agira donc d'une arrivée progressive et lente en raison de la mise en place des équipements, et c'est pour cette raison que l'Arcep souhaite que ces mêmes opérateurs se concentrent sur la généralisation de la 4G+ avec une couverture de 75 % d'ici deux ans.

Pour en savoir plus

5G : le grand chantier est lancé en France

Avant d'attribuer les fréquences de la bande 3,4-3,8 GHz, l'Arcep met en consultation publique les modalités d'attribution et les obligations pour les candidats à la 5G. Les quatre opérateurs de téléphonie mobile que sont Orange, SFR, Bouygues et Free sont en concurrence pour se partager les fréquences disponibles.

Publié le 18/10/2019 par Fabrice Auclert

À chaque nouvelle technologie mobile, c'est le même processus, et la 5G n'y échappe : l'autorité de régulation a lancé la grande consultation publique pour l'attribution des fréquences dans la bande 3,4-3,8 GHz. L'Arcep en détaille le calendrier et les modalités, et il y a du nouveau par rapport à la 3G et la 4G. Ainsi, la procédure s'effectue en deux temps avec une phase d'engagement permettant d'obtenir une première quantité de fréquences, avant que ne soit organisée une enchère multi-tour qui donne aux candidats une visibilité à chaque tour sur la quantité de fréquences qu'ils sont susceptibles d'obtenir.

L'attribution des fréquences, dont le prix sera fixé par l'État, s'effectue aussi en deux temps. Il y a d'abord la cession d'un premier bloc de fréquences à prix fixe pour un maximum de quatre opérateurs que seront SFR, Orange, Free et Bouygues. Ensuite, intervient la phase d'enchères pour l'acquisition de fréquences additionnelles.

Environ dix villes couvertes en 2020

Pour contenter l'Arcep, chaque opérateur doit remplir un cahier des charges bien précis et la couverture du territoire est essentielle pour éviter que seules les grandes villes ne soient concernées par l’arrivée de la 5G. Ainsi, dès 2020, au moins deux villes différentes devront être couvertes par chaque opérateur, avec un déploiement exponentiel pour atteindre 3.000 « sites » en 2022 et jusqu'à l'intégralité du territoire en 2030. Autre exigence, la notion de services avec un débit au moins égal à 240 Mbit/s au niveau de chaque site, ou encore la couverture des réseaux routiers et la comptabilité avec le protocole IPv6.

Ce n'est qu'après la consultation publique qui se terminera le 4 septembre 2019 que l'Arcep lancera la procédure d'attribution des fréquences pour un déploiement courant 2020.

Cela vous intéressera aussi
Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour. Toutes nos lettres d’information

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !