TikTok est rempli de preuves des atrocités commises en Ukraine, mais les enquêteurs peinent à utiliser les vidéos. © ByteDance
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Guerre en Ukraine : TikTok au cœur du conflit

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Le réseau social TikTok se retrouve en position centrale pour l'accès à l'information concernant la guerre en Ukraine, grâce aux vidéos partagées par les personnes sur place. Toutefois, les enquêteurs peinent à trouver, vérifier et archiver les vidéos originales et critiquent la plateforme, qui a jusqu'à présent refusé d'accéder à leurs demandes.

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L’invasion de l’Ukraine a permis de voir à quel point les technologies modernes ont changé tous les aspects de la guerre. Cela inclut notamment les smartphones et les nombreuses photos et vidéos publiées sur les réseaux sociaux, qui permettent de suivre le déroulement des combats en direct. La plateforme TikTok, en particulier, est très prisée des jeunes Ukrainiens et Russes.

Le réseau social est une véritable mine d'or pour ceux qui enquêtent sur les atrocités commises et les vidéos pourraient constituer des preuves de crimes de guerre. Toutefois, l'accès, l'archivage et la vérification de ces vidéos posent problème. TikTok est notamment amené à supprimer de nombreuses vidéos avec de la violence graphique ou de la désinformation comme de la propagande ou simplement de faux comptes qui profitent de l'actualité pour obtenir des vues ou des dons des internautes.

Des vidéos difficiles à archiver

Les spécialistes critiquent la manière dont l'application gère les données, avec des fils d'actualités non chronologiques ou encore la republication de vidéos éditées et remixées qui font qu'il est très difficile de trouver l'originale. De plus, 90 % des vidéos supprimées le sont avant que quiconque ne les voit. « TikTok est l'une des plateformes les plus récentes et les plus difficiles, du point de vue de la collecte de données, car ses [mécanismes de partage] ne sont pas aussi riches que, par exemple, Twitter ou Facebook », a indiqué David Hasman, qui supervise l'analyse des données à la Cour pénale internationale.

La firme, qui appartient au géant chinois ByteDance, participe à des rencontres depuis plusieurs mois avec notamment des militants et des avocats spécialisés dans les droits de l'Homme, mais n'a pour l'instant apporté aucun des changements demandés.

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