Agiles, les robots Spot peuvent se faufiler là où les autres robots de déminage ne peuvent pas aller. Champ de mines à Avdiika dans le Donbass en 2019. © Sylvain Biget
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Guerre en Ukraine : les robots entrent en scène !

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[EN VIDÉO] Spot, le robot quadrupède de Boston Dynamics  Découvrez Spot, l'un des robots de Boston Dynamics. Ce prototype qui ressemble à un gros chien se déplace avec une étonnante agilité et garde même l'équilibre après un coup de pied, la preuve en vidéo ! 

Autour de Kyiv, les démineurs utilisent le robot chien Spot, de Boston Dynamics, pour manipuler les munitions non explosées. Il permet de remplacer l'humain et de se faufiler là où les autres robots de déminage ne peuvent pas aller.

En plus des mines, avec des milliers de munitions tirées chaque jour sur la ligne de front du sud et de l'est de l'Ukraine, les sols ravagés ressemblent à ceux de la Marne en 1915. Comme à l'époque, un nombre important d'obus non explosés est disséminé un peu partout sur les vastes terrains agricoles, les zones urbaines et les campagnes. Le travail des démineurs commence déjà et leur nettoyage promet d'être aussi long que celui de leurs ancêtres après la Seconde Guerre mondiale. Parmi les entreprises de déminage mandatées par les autorités ukrainiennes, il y a l'Américain HALO Trust.

En plus de leurs robots de déminage habituels, les démineurs sont accompagnés du fameux robot chien Spot de Boston Dynamics. Son terrain de chasse se trouve pour le moment autour de Kyiv. Il doit débusquer les obus russes et les armes à sous-munitions non explosés. Utiliser un robot pour ne pas mettre en danger un humain fait partie des attributions des modèles conçus par Boston Dynamics. Cela fait un an que Spot s'entraîne à cette chasse aux explosifs. Il a testé la récupération d'étuis qui ressemblent à ces armes à sous-munitions et les résultats sont probants, puisqu'il se retrouve désormais opérationnel. En Ukraine, le robot pourrait aussi servir à récupérer les redoutables mines antipersonnel russes POM-3. Jetées à partir d'un lanceur ou d'un aéronef, ces mines détectent la présence d'une personne ou d'un véhicule à quelques mètres et envoient une charge explosive en l'air pour faire le maximum de dégâts.

Le robot Spot peut remplacer un démineur pour aller récupérer une munition non explosée dans des endroits inaccessibles par les autres robots de déminage. © Boston Dynamics

Spécialisé dans les armes à sous-munitions russes

Sur le terrain, il est envoyé comme n'importe quel autre démineur humain au contact des explosifs. Le robot déploie un bras robotique placé au-dessus de sa tête pour déplacer les munitions vers des fosses contenant d'autres explosifs. Après avoir accumulé entre 50 et 100 obus, les démineurs font tout exploser en sécurité. Pour le moment, le robot accompagne l'une des 10 équipes de HALO qui ont été déployées à Bucha et Brovary dont les noms sont devenus tristement célèbres.

Mis à part Spot, les démineurs exploitent également d'autres robots sur le terrain, avec des machines qui coupent d'éventuels câbles déclencheurs de pièges, ou qui enferment des radars pour scanner le sol. Des robots spécialement conçus pour ces tâches, comme le blindé MV-4 qui pèse sept tonnes sont très efficaces, mais dans tous les cas il leur manque l'agilité d'un Spot qui peut se faufiler partout et même dans les forêts. Ce type de robot pourrait aussi être utilisé pour nettoyer les habitations piégées par l'armée russe pour semer la terreur chez les populations. Pour le moment, avec un seul robot Spot en action, cette présence reste symbolique, mais HALO Trust se dit capable de déployer une douzaine de chiens robots dans un prochain temps avec le renfort de ses équipes.

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