L'US Navy se lance dans un vaste programme visant à lancer des essaims de drones suicides à partir de sous-marins et de bateaux sans équipage. Ces drones pourraient également servir à faire de la reconnaissance.

 

La guerre de futur sera celle des machines. Que ce soit dans les airsairs, sur terre, sur et sous la mer, ce sont les véhicules pilotés à distance -- ou plus ou moins autonomes -- qui se déplaceront au plus près du champ de bataille. L'objectif étant de l'observer ou de lancer d'autres appareils ou armements permettant de relever des informations exactes ou bien d'assurer les missions de neutralisation précisément et de façon imparable. Les exemples ne manquent pas et Futura a déjà évoqué à plusieurs reprises les tests de ces robots, ou dronesdrones aériens et maritimes. Dans ce dernier domaine, l'US Navy vient justement de signer un gros contrat avec son fournisseur Raytheon Missile & Defense, selon un communiqué du Pentagone.

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La société devra fournir une multitude de drones suicides basés sur son modèle CoyoteCoyote. Ils serviront de munitions évoluant sous la forme d'essaims pour cibler précisément les positions ennemies. Pour les lancer, la marine américaine souhaite également exploiter des navires sans équipage, qu'il s'agisse de bateaux ou de sous-marinssous-marins. Les drones pourraient également servir au renseignement, à la reconnaissance et à la surveillance. L'accord passé avec Raytheon est évalué à près de 33 millions de dollars si cet industriel de la défense parvient à fournir ces systèmes d'armes combinées.

Loin des yeux, mais au plus près du cœur de la cible

Les drones aux capacités « suicides » représenteraient la troisième génération des Block Coyote. Le drone dont la conception remonte à 2007 est lancé comme une ogive à partir d'un tube et déploie ses ailes et une queue en V. Ce drone en version 2 est déjà envisagé par l'armée américaine comme un intercepteur de drones. Mais sa conception est plus proche d'un missilemissile. La version 3 devrait donc en être très proche.

Ces drones tueurs autonomes évoluent, jusqu'à atteindre leur cible, sous le contrôle d'opérateurs humains. Les tirs peuvent ainsi être stoppés jusqu'à la dernière seconde si besoin, pour éviter par exemple, de causer des dommages collatéraux. Les drones de ce genre ne sont pas une véritable nouveauté. En revanche, dans ce cas précis, les lancer par essaims à partir de bateaux et de sous-marins sans pilote confirme que dans les guerres du futur, les soldats resteront le plus loin possible du champ de bataille.