SpaceX pourrait produire des centaines de satellites espions pour le compte du gouvernement américain. Même si l’on ne sait rien sur ces mystérieux satellites, cette information a engendré le courroux de la Chine.


au sommaire


    « Nous exhortons les entreprises américaines à ne pas aider un méchant à faire le mal », voici le message que vient de publier l'Armée populaire de libération (APL) chinoise sur le réseau social Weibo. Ce message belliqueux fait suite à une dépêche de Reuters indiquant que SpaceXSpaceX conçoit des satellites espions pour le gouvernement américain. Ainsi, selon l'agence de presse, la firme d'Elon MuskElon Musk aurait passé un contrat d'1,8 milliard de dollars avec The National reconnaissance OfficeNational reconnaissance Office (NRO), l'agence qui gère les systèmes spatiaux de renseignement aux États-Unis, pour concevoir et lancer ces satellites espions.

    L'information est entourée de mystère, on ne sait pas combien de satellites espions pourraient être déployés, ni ce que seraient leurs capacités. Pour le moment, la NRO exploite de gros satellites KH-11 « Key Hole » pour ses missions de renseignement. Des satellites conçus par SpaceX, sans doute plus petits, pourraient quant à eux évoluer en constellationconstellation de centaines d'unités et fonctionner en réseau, à l'instar des constellations StarlinkStarlink avec des liaisons laserlaser. Certaines informations laissent entendre qu'il y aurait déjà quelques prototypes de ces satellites en orbiteorbite basse.

    Une constellation de satellites espions interconnectés

    Avec de tels satellites fonctionnant en essaim, des cibles potentielles pourraient être identifiées plus rapidement, mais avec un niveau de précision moins important qu'avec les KH-11. Cette information semble étroitement liée avec une annonce de SpaceX en 2022. La société indiquait alors qu'elle allait fournir au gouvernement américain une nouvelle constellation de satellites appelée Starshield. Elle serait dotée d'un système d'observation et de renseignement chiffré. Le contrat, qui aurait été signé un an auparavant avec les autorités américaines, prévoyait effectivement la constructionconstruction de centaines de satellites espions pour l'agence NRO. Si cette information ne plaît pas à la Chine, le pays ne mentionne pas pour autant Elon Musk dans son message. Le milliardaire a en effet installé plusieurs usines TeslaTesla en Chine et sa marque y connaît une croissance massive.

    Pour le moment, on ne sait pas quand SpaceX compte lancer ces satellites Starshield. Potentiellement plus volumineux que les Starlink, ils pourraient bien être acheminés par la nouvelle fusée Starship, lorsqu'elle sera pleinement opérationnelle.