En mai 2020, au large des côtes de l’Afrique. En mai 2021 dans l’océan Indien. En juillet 2022, dans l’océan Pacifique. En août 2022, dans un champ en Australie. De plus en plus de débris spatiaux s’écrasent sur notre Terre. Et si l’un d’entre eux venait à tomber sur votre maison ?

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En 1978, le satellite soviétique CosmosCosmos 954 s'est écrasé dans une région aride du nord-ouest du Canada. Il y a répandu des débris radioactifs de son réacteur nucléaire. L'effort de nettoyage déployé par le Canada et les États-Unis a coûté plus de 11 millions d'euros. Et même si le Canada a demandé une participation pour moitié environ à l'Union soviétique, celle-ci n'a consenti qu'un effort d'à peine 2 millions d'euros.

Pourtant, des lois existent au niveau international pour dicter la conduite à suivre et établir les responsabilités de chacun en pareil cas. Un Traité sur les principes régissant les activités des États en matière d'exploration et d'utilisation de l'espace extra-atmosphérique, signé aux Nations unies dès 1967. Et une Convention sur la responsabilité internationale pour les dommages causés par des objets spatiaux adoptée, elle, en 1972. La chute du satellite soviétique sur le Canada reste la seule fois où ces lois ont été invoquées.

La responsabilité des États

Mais la menace semble vouloir se faire de plus en plus grande, aujourd'hui. Car les débris spatiaux sont nombreux. Même si le risque reste faible, l'un d'entre eux pourrait bien finir un jour par tomber sur une maison. Sur votre maison. Que faire alors ?

D'abord, alerter les autorités, évidemment. Car vous l'aurez peut-être compris, c'est le gouvernement du pays dans lequel survient l'accidentaccident qui a la charge de se tourner vers le gouvernement du pays d'origine de l'engin spatial incriminé. Même si l'engin en question a initialement été lancé par une société privée, de type SpaceXSpaceX. Le pays dans lequel est déclarée cette société sera alors responsable de réparer tout préjudice résultant de la chute des débris.

Pour la petite histoire, sachez que, lorsque des morceaux de la station américaine Skylab sont tombés sur des régions inhabitées de l'Australie en 1979, le gouvernement local a choisi une autre piste d'indemnisation. Il a condamné la Nasa à une amende -- qui n'a jamais été payée par cette dernière -- d'environ 300 euros... pour avoir déversé des ordures !