Un trou noir de Schwarzschild est, d'abord et avant tout, caractérisé par l'existence d'un Horizon : c'est la surface sphérique dont même la lumièrelumière ne peut sortir et en-deçà de laquelle même cette dernière est inexorablement entraînée vers la singularité centrale.

Vue d'artiste d'un trou noir. © ESO/L. Calçada - CC BY 4.0

Vue d'artiste d'un trou noir. © ESO/L. Calçada - CC BY 4.0

En effet, même si l'existence de cette singularité (point où toutes les grandeurs physiquesphysiques et géométriques locales divergent) traduit la nécessité d'avoir une théorie quantique de la gravitationgravitation pour décrire de manière complète et cohérente les trous noirs, le fait que l'Horizon sépare l'espace-tempsespace-temps en deux zones disjointes, aucune information ne pouvant nous parvenir de la deuxième, implique que tout ce que nous pouvons savoir d'un trou noirtrou noir est « codé » dans la géométrie de l'Horizon.

Celui-ci a un rayon égal au rayon de Schwarzschild, dont, étonnamment, la valeur peut-être « justifiée » même dans le cadre de la théorie newtonienne. En effet, pour un astreastre de massemasse m donnée, la vitessevitesse de libération, vitesse radiale minimale que doit posséder un objet décollant depuis la surface pour pouvoir s'échapper à l'infini, vaut :

Image du site Futura Sciences

Ainsi, comme Michell l'avait compris, si la vitesse d'évasion est supérieure à c (vitesse de la lumièrevitesse de la lumière), alors même la lumière ne peut s'échapper. D'où la « justification » newtonienne du rayon de Schwarzschildrayon de Schwarzschild :

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La description des trous noirs dans le cadre de la relativité généralerelativité générale est cependant bien plus complexe et inabordable ici. Toutefois, quelques résultats importants peuvent être cités. Ainsi, après Schwarzchild, d'autres physiciensphysiciens ont cherché des solutions des équationséquations d'EinsteinEinstein et en ont découvert d'autres comportant des horizons et pouvant correspondre à des étoilesétoiles effondrées. Néanmoins, des théorèmesthéorèmes généraux ont montré qu'un trou noir est au plus caractérisé par trois paramètres : sa masse, sa charge électrique et son moment angulairemoment angulaire.

Les noms des trous noirs

Les différents types de trous noirs sont donc nommés en fonction des personnes ayant découvert les différentes solutions qui leur correspondent, lesquelles sont uniques. On a :

  • les trous noirs de Schwarzschild, sphériques, sans rotation et non chargés ;
  • les trous noirs de Kerrtrous noirs de Kerr, non sphériques, en rotation et non chargés ;
  • les trous noirs de Reissner-Nordström, sphériques, sans rotation, mais chargés ;
  • les trous noirs de Kerr-Newman, non sphériques, en rotation et chargés.

Il a cependant également été démontré que tout trou noir astrophysiqueastrophysique chargé perdrait rapidement sa charge électrique, et les trous noirs astrophysiques sont donc très vraisemblablement des trous noirs de Kerr.

Classification des trous noirs

Par ailleurs, des études des propriétés quantiques des trous noirs, mais également des phénomènes astrophysiques dans lesquels ils peuvent naître, ont amené à classer les trous noirs en fonction de leur taille. On distingue :

  • les trous noirs primordiaux, objets théoriques de la taille d'une particule, supposés formés juste à l'époque où l'universunivers était encore très dense et chaud. Leur existence a été proposée par Stephen HawkingStephen Hawking, lequel a également démontré l'existence d'un rayonnement d'origine quantique issu des trous noirs ;
  • les trous noirs stellairestrous noirs stellaires, d'une dizaine de masses solaires, dont la formation a déjà été décrite ;
  • les trous noirs supermassifstrous noirs supermassifs, de plusieurs centaines de millions de masses solaires, dont on suppose l'existence dans le centre de nombre de galaxiesgalaxies. Selon les plus récentes études, ces trous noirs seraient nés avant même les galaxies dont ils occupent le noyau.

Par ailleurs, certains trous noirs astrophysiques sont dit actifs car ils émettent de grandes quantités de rayonnement électromagnétique. Ce phénomène ne viole pas le principe selon lequel rien ne peut sortir de l'horizon, et résulte de la présence d'un disque formé de gazgaz et poussière en grande quantité autour du trou noir. Ce dernier absorbe peu à peu le disque d'accrétiondisque d'accrétion et c'est le rayonnement issu des particules accélérées au cours de leur chute qui nous parvient. Ainsi, de manière plus générale, les trous noirs étant invisibles, c'est l'interaction entre ceux-ci et leur environnement qui témoigne de leur existence.