La distance entre le périhélie et l’aphélie d’Uranus est de 1,8 unité astronomique, la plus grande de tout le Système solaire. © revers_jr, Adobe Stock
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Périhélie

DéfinitionClassé sous :Univers , périhélie , soleil

Le périhélie correspond au point de l'orbite d'une planète le plus proche du Soleil. Plus largement, au point de l'orbite héliocentrique d'un objet céleste où sa distance avec le Soleil est minimale. Et son étymologie l'indique clairement puisqu'il est formé du préfixe « péri » qui signifie « à l'entour de » et de « hélie » pour « Soleil ».

Le périhélie existe parce que les planètes n'ont pas une orbite circulaire autour du Soleil, mais bien une orbite elliptique, plus ou moins marquée. L'orbite de notre Terre est presque circulaire, par exemple. Mais elle atteint tout de même, chaque année autour du 4 janvier, un périhélie situé à quelque 0,983 unité astronomique, soit un peu moins des 150 millions de kilomètres desquels elle se situe de notre Soleil en moyenne. À l'inverse, la Terre atteint son aphélie, le point le plus éloigné du Soleil, six mois plus tard, vers le 4 juillet.

Ici, l’orbite de la Terre — une ellipse très exagérée — sur laquelle on retrouve le périhélie. © Gothika, Belg4mit, Simon Villeneuve, Whidou, Wikipedia, CC by-SA 3.0

La Terre atteint son périhélie à des dates différentes

Il est à noter que la date du passage de notre Terre à son périhélie varie légèrement en fonction de plusieurs paramètres : le changement d'orientation de son axe de rotation, des perturbations générées par les autres planètes du Système solaire ou encore tout simplement, notre calendrier. Les astronomes parlent de précession du périhélie. En 2021, la Terre est ainsi passée à son périhélie dès le 2 janvier. En 2028, elle ne l'atteindra que le 5 janvier. Mais globalement, la date du périhélie avance chaque année. Ainsi dans quelque 5.000 ans, les chercheurs s'attendent à ce que le périhélie soit atteint au moment de l'équinoxe d'automne.

Notez également que si c'est l'inclinaison de l'axe de rotation de notre Terre sur son orbite qui donne naissance aux saisons, le fait que le passage au périhélie se fasse en ce moment au début du mois de janvier -- et l'aphélie au début du mois de juillet -- pourrait en principe diminuer très légèrement -- toujours parce que l'orbite de notre planète est presque circulaire -- les écarts de températures entre l'hiver et l'été dans l'hémisphère nord. Et les augmenter dans l'hémisphère sud. Mais d'autres paramètres interviennent aussi qui compliquent le calcul. Une chose est toutefois certaine, c'est que l'hémisphère sud reçoit un peu plus d'énergie du Soleil en été que l'hémisphère nord à la même saison. Inversement, l'hémisphère nord reçoit plus d'énergie du Soleil pendant son hiver que l'hémisphère sud pendant le sien.

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