Découvrez le dossier « Poisson d’élevage : l’aquaculture en questions » . Aujourd'hui, en France, un tiers des produits de la mer proviennent de l’élevage. Michel Girin, spécialiste de l’aquaculture, aborde différents aspects de ce domaine (OGM, pollution et qualités nutritionnelles des poissons notamment) et ses perspectives d’évolution. 
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Avec un produit de la mer sur trois consommé en France, l'aquacultureaquaculture affiche une expansion économique galopante sur les quatre dernières décennies. Cette forme d'élevage concerne aussi bien les poissons que les crustacéscrustacés, les alguesalgues ou les mollusquesmollusques comme les moules ou les huîtres, et emploie plus de dix millions de personnes dans le monde.

 

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Statistiquement, les 34 kilos de produits aquatiques que consomme annuellement le Français moyen comprennent deux kilos de produits sauvages pour un kilo de produits d'élevage. Mais les habitudes de chacun font sensiblement pencher cette balance moyenne d'un côté ou de l'autre, suivant les individus.

 

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Le site InternetInternet Nutraqua du pôle de compétitivité des produits aquatiques Aquimer, qui rassemble tous les organismes professionnels et centres de recherche français touchant à l'aquaculture, présente des analyses comparées de la qualité nutritionnelle de 47 poissons, crustacés et mollusques sauvages et d'élevage.

 

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Il ne devrait pas y avoir de métauxmétaux lourds dans un poissonpoisson. Une telle présence est anormale, et le professionnel qui rencontre une telle situation a le devoir d'en avertir les autorités.

 

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Il n'existe aucune raison qui puisse empêcher l'Homme de mettre au point la culture de quelque espèce aquatique que ce soit. Reste qu'au-delà de la possibilité technique de faire, il faut inévitablement en passer par la contrainte de la rentabilité économique.

 

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La culture des poissons marins s'est développée en France, et plus largement en Europe, sur la base de techniques de reproduction en captivité et d'élevage larvaire mises au point autour de 1970 dans quelques laboratoires pionniers, puis industrialisées en écloseries de production dans les années 1980 et 1990.

 

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Beaucoup de consommateurs qui mangent sans états d'âme des produits de l'agricultureagriculture et débattent des qualités respectives de différentes variétés ont encore la pensée réflexe de considérer le mot « élevage » appliqué à un poisson comme dévalorisant en regardregard du mot « sauvage ». Certains aquaculteursaquaculteurs, en réaction, essayent de masquer (ou « oublient » de signaler) la source élevage de leurs produits. D'autres l'assument aujourd'hui totalement. Tous, cependant, sont inquiets de voir accolé le sigle OGMOGM à leurs produits.

 

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Non seulement on peut faire de l'aquaculture « bio », mais une grande partie de la production aquacole est de fait bio : si l'on prend en compte les deux paramètres majeurs qui font qu'un produit est bio, l'absence de traitement par pesticidespesticides et l'usage d'aliments sans OGM, les algues et les coquillages de culture sont des produits bio.

 

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L'aquaculture progresse pendant que la pêchepêche stagne ou régresse. Cette progression est due à la combinaison de deux facteurs : la levée par la recherche appliquée de points de blocage techniques, qui ouvre de nouvelles perspectives, et la raréfaction des produits de la pêche, qui entraîne une montée des prix, favorable à l'aquaculture.

 

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À découvrir aux éditions Quae, Les poissons d'élevage sont-ils stressés ? 80 clés pour comprendre l'aquaculture, un ouvrage de Michel GirinMichel Girin.