Au fil des années, l’activité de notre Soleil fluctue. Les astronomes le savent depuis le milieu du XIXe siècle. Nous venons d’ailleurs d’atteindre un minimum d’activité. Mais aujourd’hui, des chercheurs nous apprennent que notre étoile est en réalité moins active que ses semblables. Au moins depuis 9.000 ans…

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À le voir briller ainsi dans le ciel, le SoleilSoleil semble ne jamais vouloir changer. Pourtant, les astronomesastronomes savent que l'activité de notre étoileétoile varie au cours du temps. Une activité que trahit la présence, en surface, de taches solairestaches solaires. Et des chercheurs du Max Planck Institute (Allemagne) nous apprennent aujourd'hui que notre Soleil apparaît moins actif que les étoiles qui lui ressemblent. Une conclusion basée sur l'analyse des variations de luminosité de pas moins de 369 étoiles.

Pourquoi être allé chercher pareille comparaison ? Parce que les relevés de taches solaires fiables ne remontent pas au-delà de 1610. La distribution des isotopesisotopes radioactifs du carbonecarbone et du bérylliumbéryllium dans les anneaux des arbresarbres et les carottes de glacecarottes de glace permet de retracer l'activité de notre Soleil jusqu'à 9.000 ans dans le passé. Mais notre étoile est vieille de près de 4,6 milliards d'années. Notre vision de son activité est donc extrêmement partielle.

La vitesse de rotation comme caractéristique essentielle

Les chercheurs du Max PlanckPlanck Institute ont donc décidé d'étudier l'activité d'autres étoiles pour savoir si notre Soleil se comporte « normalement ». Des étoiles semblables à la nôtre, bien sûr. Par leur température de surface, par leur âge et par la proportion d'éléments plus lourds que l'hydrogènehydrogène et l'héliumhélium qu'elles renferment. Mais aussi par leur vitessevitesse de rotation. Car cette vitesse donne au champ magnétique des étoiles ses caractéristiques. Un champ magnétiquechamp magnétique lui-même responsable de toutes les fluctuations d'activité desdites étoiles.

Ici, les variations de luminosité de notre Soleil (en haut) comparées à celles de l’étoile KIC 7849521 (en bas). © MPS / hormesdesign.de
Ici, les variations de luminosité de notre Soleil (en haut) comparées à celles de l’étoile KIC 7849521 (en bas). © MPS / hormesdesign.de

De faibles fluctuations de luminosité

Après avoir écumé les enregistrements des fluctuations de luminositéluminosité d'environ 150.000 étoiles fournis par le télescope spatial Kepler (NasaNasa), ils ont affiné leur échantillon grâce aux données de la mission spatiale européenne GaiaGaia. Résultat : 369 étoiles qui présentent des propriétés fondamentales similaires à celles de notre Soleil ont pu être pointées.

Et les conclusions des chercheurs sont sans appel. Entre les phases actives et inactives, l'irradiance solaireirradiance solaire fluctue en moyenne de seulement 0,07 %. Les fluctuations des autres étoiles sont généralement cinq fois plus marquées.

Pour élargir leur panel, les chercheurs ont voulu déterminer la période de rotation d'autres étoiles. Mais l'exercice s'est avéré compliqué. Pour cela, il faut, en effet, identifier des schémas qui se répètent périodiquement dans la courbe de lumièrelumière des étoiles. Des schémas qui peuvent facilement se perdre dans le bruit de fond. Alors les chercheurs ont aussi choisi d'étudier 2.500 étoiles de type Soleil dont la période de rotationpériode de rotation était inconnue. Leur luminosité a fluctué beaucoup moins que celle de l'autre groupe.

Les chercheurs imaginent qu'il pourrait exister, entre les deux groupes, des différences fondamentales encore inconnues. Ou que les étoiles du premier groupe montrent les fluctuations d'activité dont notre Soleil est en réalité capable. Dans ce cas, il serait tout simplement dans une phase de faible activité depuis au moins 9.000 ans. Et les prévisions d'activité indiquent que cela ne devrait pas changer de sitôt.