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Une demi-heure de méditation par jour contre l’anxiété et la dépression

ActualitéClassé sous :E2014

Quel est l'impact de la méditation sur le bien-être ? Une étude vient de montrer qu'à hauteur de 30 minutes par jour, elle peut modérément atténuer le stress, la dépression et la douleur chez les patients souffrants de légers troubles de l'humeur.

Zen, soyons zen. La méditation est une façon de limiter les effets de l'anxiété et de la dépression. © AlicePopkorn, Flickr, cc by nc sa 2.0

Inspiration profonde et lente, yeux fermés, l'esprit tourné vers des pensées positives... Détendons-nous ! La méditation ne nous fait aucun mal et, au contraire, elle peut même nous faire du bien. Des chercheurs de l'université Johns Hopkins (Baltimore, États-Unis) viennent de publier dans la revue Jama Internal Medicine une nouvelle étude évoquant d'éventuels bienfaits de cette pratique sur la santé.

Se basant sur 47 essais cliniques portant sur 3.515 patients touchés par divers troubles, tels que la dépression, l'anxiété, l'insomnie, la toxicomanie ou le diabète, les auteurs ont montré que ceux soumis à une forme de méditation dite de « pleine conscience » à hauteur d'environ 30 minutes par jour pouvaient en tirer quelques avantages. Cette pratique issue du bouddhisme demande de focaliser son esprit sur le moment présent et sur les sensations ressenties.

La méditation bientôt conseillée par les médecins ?

Huit semaines après le début des séances, les symptômes de l'anxiété, de la dépression ou les douleurs chroniques ont été légèrement réduits (entre 5 et 20 %). L'effet est comparable à certains antidépresseurs, soulignent les auteurs, même s'il est important de rappeler que l'efficacité de ces médicaments est soumise au débat, les individus réagissant différemment aux traitements, certaines molécules n'étant parfois pas plus efficaces que des placébos.

Si l'effet perdure dans le temps au moins jusqu'à 6 mois, la méditation ne semble en revanche d'aucune utilité pour lutter contre le stress, ni pour améliorer la qualité de vie ou le sommeil. Aucun élément ne permet également de penser que le fait de méditer se révélerait plus avantageux que les thérapies déjà disponibles.

Si les effets sont modérés et ne concernent que les patients non sévèrement touchés, les chercheurs concluent que les médecins devraient évoquer avec les malades les bénéfices à tirer d'une thérapie par la méditation. Si elle n'est aucunement une solution miracle, elle pourrait être une alternative douce à proposer dans les cas pertinents.

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