Depuis quelques mois, la question des crèmes solaires est de plus en plus sensible. Indispensables à la protection de notre peau, les produits classiques participent activement à la pollution de notre environnement. C’est pourquoi des chercheurs ont cherché dans les noix de cajou, une solution plus verte.


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    Cet été, vous avez peut-être profité des rayons ultraviolets (UVUV) généreusement offerts par le soleil pour prendre quelques couleurs. Quelques couleurs, c'est plutôt bien. Mais pour éviter les coups de soleilcoups de soleil qui peuvent faire très mal - à court comme à plus long terme -, mieux vaut avoir recours à une bonne crème solaire. Et des chercheurs nous proposent aujourd'hui une formulation inédite et naturelle, à base de déchetsdéchets de noix de cajounoix de cajou.

    Rappelons que les agents anti-UV classiques sont souvent d'origine pétrochimique. Ils s'avèrent nocifs pour les écosystèmes aquatiques et difficilement biodégradablesbiodégradables. Ainsi les règlementations se font de plus en plus strictes. Comme sur cet archipelarchipel du Pacifique, les Palaos, qui compte interdire l'usage de crème solaire à partir de 2020.

    Des chercheurs ont synthétisé, à partir de coques de noix de cajou, des composés aromatiques capables d’absorber les UV. Ils devraient pouvoir servir à la fabrication de nouvelles crèmes solaires, mais aussi pouvoir être intégrés dans la formulation de polymères ou de revêtements anti-UV. © Université de Witwatersrand
    Des chercheurs ont synthétisé, à partir de coques de noix de cajou, des composés aromatiques capables d’absorber les UV. Ils devraient pouvoir servir à la fabrication de nouvelles crèmes solaires, mais aussi pouvoir être intégrés dans la formulation de polymères ou de revêtements anti-UV. © Université de Witwatersrand

    Une source renouvelable

    « Face à ces préoccupations, nous nous sommes tournés vers une source de carbone renouvelable et non comestible : le liquide contenu dans les coques de noix de cajou», explique Charles de Koning, professeur de chimie à l'université de Witwatersrand (Afrique du Sud).

    Une source de carbone, car une famille importante de moléculesmolécules absorbant les UV est dérivée de composés aromatiquescomposés aromatiques connus sous le nom de phénols. Or, les coques de noix de cajou sont riches en constituants phénoliques - comme l'acideacide anacardique - finalement faciles à extraire. Et les chercheurs ont donc synthétisé à partir de là, de nouveaux composés aromatiques présentant une bonne capacité d'absorptionabsorption des UVA et des UVB. Une demande de brevet a déjà été déposée.