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En image : retour sur l'éclipse annulaire de Soleil en Australie

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Pour la seconde fois en moins de six mois, les habitants du nord de l'Australie ont assisté à une éclipse de Soleil entre le jeudi 9 et le vendredi 10 mai. Il s'agissait cette fois d'une éclipse annulaire.

Depuis le nord de l'Australie, le Soleil se lève le 10 mai 2013 copieusement éclipsé. Quelques minutes après, la Lune s’est alignée entre notre étoile et la Terre, laissant apparaître un anneau de feu dans le ciel. © Allan Thompson

Heureux les habitants de la ville australienne de Cairns dans le Queensland. Après avoir admiré le 14 novembre 2012 une éclipse totale de Soleil, ils avaient de nouveau rendez-vous avec l'ombre de la Lune, à la fin de la semaine dernière. Pour ne pas les lasser, notre satellite naturel avait choisi d'être un peu plus éloigné de nous. Avec un diamètre apparent plus petit, la Lune n'a masqué que 95 % du disque solaire, produisant une éclipse annulaire comparable à celle du 20 mai 2012 que l'on avait pu suivre depuis la Chine jusqu'à l'État américain du Nouveau-Mexique en passant par le Japon.

Cette fois ce sont les photographes postés au nord de l'île-continent (ainsi qu'en Papouasie-Nouvelle-Guinée et sur les îles Salomon) qui n'ont pas manqué d'immortaliser cette éclipse annulaire. Un spectacle suivi également depuis l'espace par quelques satellites.

Non, il n'y a pas eu deux éclipses annulaires de Soleil au-dessus de l'Australie le 10 mai 2013 ! Un reflet dans l'objectif photo est à l'origine de ce curieux dédoublement. © Nicole Hollenbeck

Un anneau de feu sur le Pacifique

Pour les observateurs installés dans le Queensland, la phase annulaire, qui s'est produite peu après le lever du Soleil, a duré plus de 4 minutes et 38 secondes, laissant le temps à chacun d'admirer le passage de la Lune devant le Soleil. Même au maximum de l'éclipse il était indispensable de l'observer avec un filtre, les 5 % de Soleil restant étant trop dangereux sans protection des yeux. Cependant certaines photographies ont pu être réalisées sans filtre, avec des poses très rapides quand l'éclipse se déroulait à l'horizon, l'absorption atmosphérique en atténuant l'éclat.

Plus l'on s'éloignait de l'Australie et plus l'éclipse durait, atteignant 6 minutes à son maximum en plein milieu de l'océan Pacifique (5 minutes 15 secondes sur les îles Salomon, coin de terre où elle fut la plus longue).

Ceux qui n'avaient pas la chance de se trouver à l'intérieur du cône d'ombre lunaire assistaient à une éclipse partielle de Soleil, plus ou moins importante. En Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, par exemple, le Soleil fut masqué à 50 % au moment du maximum de l'éclipse.

Observé sur l'horizon, l'anneau de feu de l'éclipse annulaire du 10 mai 2013 était fortement déformé par l'épaisseur de l'atmosphère terrestre. © Colin Legg

L'éclipse de Soleil vue de l'espace

Il est toujours tentant de suivre les éclipses de Soleil depuis l'orbite terrestre, loin des vicissitudes de la météorologie qui viennent régulièrement contrarier les projets des astrophotographes terrestres. Il existe deux manières d'admirer, depuis l'espace, un rendez-vous Soleil-Lune : soit en pointant directement le Soleil, soit en regardant passer l'ombre lunaire à la surface du globe terrestre.

Dans le premier cas la tâche est confiée à des observatoires spatiaux solaires comme le satellite japonais Hinode, le microsatellite européen Proba-2 ou encore l'observatoire solaire américain SDO. Pour apprécier le déplacement de l'ombre lunaire sur la Terre, on fait appel à des satellites météorologiques comme le Japonais Himawari ou le Russe Elektro-L.

Le satellite géostationnaire japonais Himawari a photographié d'heure en heure le déplacement de l'ombre lunaire sur le globe terrestre, au cours de l'éclipse solaire du 10 mai 2013. © MSC, JMA

Pour les Australiens cette belle série d'éclipses solaires est terminée : ils devront maintenant attendre jusqu'au 22 juillet 2028 pour assister au prochain rendez-vous entre le Soleil et la Lune. Quant aux chasseurs d'éclipses qui n'hésitent pas à sillonner la planète, ils se retrouveront en Afrique centrale le 3 novembre prochain pour une rare éclipse hybride : annulaire au début, l'éclipse deviendra totale lorsqu'elle abordera les côtes africaines. Une particularité liée à la variation de la distance Terre-Lune entre le début et la fin de l'éclipse.

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