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Exobiologie : une avancée significative

ActualitéClassé sous :Astronomie , nuller , interféromètre

Aujourd'hui, les scientifiques ont découvert environ 150 planètes autour d'autres étoiles. La plupart de ces planètes sont des Jupiter chauds, c'est-à-dire des planètes gazeuses plusieurs fois plus massives que Jupiter. Evidemment tous les astronomes traquent la planète tellurique ou "l'exoTerre" mais sans succès. C'est d'autant plus navrant que nos modèles de formation des planètes nous convainquent qu'elles doivent exister en grand nombre dans la Galaxie.

Vue d'artiste d'une ExoTerre

Mais les découvrir n'est pas une mince affaire. Nos moyens d'observation directs et indirects ne sont pas suffisamment puissants pour les déceler. Les astronomes attendent avant tout un instrument capable de détecter de très faibles disques de poussière autour d'étoiles à l'intérieur desquels des planètes sont à même de se former. On le sait, la plupart des jeunes étoiles, pour ne pas dire toutes, sont entourées d'un disque de gaz et de poussière. Ces disques protoplanétaires sont difficilement visibles, quelles que soient les longueurs d'ondes utilisées pour les observer. Ils sont voilés d'une part par la lumière des étoiles en question et d'autre part par la poussière du milieu interstellaire.

Plusieurs concepts sont à l'étude, des observatoires spatiaux sont en cours de développement et l'on construit également des instruments terrestres à même d'essayer de voir ces disques protoplanétaires. Mais rien de concret n'est attendu avant quelques années. Reste que des exoplanètes bien moins massives que les Jupiter chauds, voire de grosses planètes telluriques pourraient être détectées d'ici quelque mois !

En effet, des ingénieurs de la NASA ont utilisé les 2 télescopes Keck de 10 mètres situés à Hawaii et réussi à bloquer la lumière de trois étoiles de façon à mettre en évidence le disque de poussière et de gaz qui les entoure. Parmi ces trois étoiles figure Vega, bien connue pour posséder un système planétaire en formation. Pour cela, ils ont utilisé un nouvel instrument appelé le 'nuller'.

En raison de notre incapacité à concevoir des télescopes optiques de plus de 10 m, les astronomes qui rappelons-le ont besoin de capter toujours plus de lumière pour observer les confins de l'Univers et les détails des objets du cosmos, s'en remettent à l'interférométrie. Cette technique consiste à réunir les faisceaux lumineux issus de plusieurs télescopes. Dans le cas de l'expérience tentée par la NASA, les ingénieurs ont utilisé cette technique mais ont ajouté le 'nuller'. Il s'agit d'un type d'interféromètre qui fait interférer deux faisceaux de manière destructive, pour éliminer la lumière stellaire et faire apparaître les éventuelles planètes qui sont normalement cachées dans le halo généré par l'étoile.

Une étude doit débuter dès 2006, après que l'équipe en charge de l'expérience ait affiné le niveau de sensibilité du Nuller. Il est vraisemblable que la NASA utilisera la base de données qui sera faite de la découverte de nombreux disques de poussières autour d'étoiles de façon à sélectionner des cibles pour la mission Terrestrial Planet Finder. Cette mission de la NASA consiste à placer sur orbite deux satellites distincts. Un coronographe de recherche planétaire (TPF-C, 2014) et un Interféromètre de recherche planétaire (TPF-I, 2020).

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