Pour la première fois, le Japon a lancé un satellite étranger. Jeudi 17 mai, un lanceur HII-A a mis sur orbite quatre satellites dont un pour le compte du gouvernement sud-coréen.

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En lançant avec succès quatre satellites, dont un étranger, le Japon fait une incursion réussie sur le marché du lancement de satellites commerciaux, ceux ouverts à la concurrence. Le lanceurlanceur HII-A a décollé ce jeudi du centre spatial de Tanegashima à 16 h 39 TU et mis sur orbiteorbite les satellites d'observation de la Terreobservation de la Terre Shizuku, pour le compte de l'Agence spatiale japonaiseAgence spatiale japonaise (Jaxa) et Kompsat-3 pour le compte de la Kari, l'Agence spatiale sud-coréenne.

Shizuku surveillera la circulation des courants océaniques à l'échelle du Globe tandis que Kompsat-3 aura en charge l'observation de l'environnement, de l'océan et de l'agriculture.

Shizuku(GCOM-W1), le satellite d'observation de la Terre. © Jaxa

Shizuku(GCOM-W1), le satellite d'observation de la Terre. © Jaxa

La massemasse maximale de charge utile n'étant pas atteinte par ces deux satellites, deux petites charges utiles secondaires étaient également du voyage. Selon les versions, HIII-A peut lancer de 4 à 6 tonnes en orbite de transfertorbite de transfert géostationnaire, jusqu'à 4,4 tonnes en orbite basse héliosynchronehéliosynchrone (SSO), 10 tonnes en LEOLEO (Low Earth Orbit) et plus de 16 tonnes pour la version la plus puissante, utilisée pour le cargo spatial HTV.

Un taux de réussite quasi parfait pour HII-A

Dans un marché du lancement de satellites ouvert à la concurrence et dominé par Arianespace et International Launch Servcies, Mitsubishi Heavy Industries fait donc une incursion remarquée. « Avec ce succès, nous espérons gagner la confiance de nos clients et intéresser les opérateurs de satellites à nos offres de service de lancement », a déclaré Kenichi Nakamura, porte-parole de Mitsubishi Heavy Industries.

Ce lanceur, dont le développement a été financé et conduit par l'Agence spatiale japonaise, a été transféré au secteur privé en 2007 de façon à le rendre plus compétitif pour lui donner accès aux marchés des satellites commerciaux japonais et étrangers. Normalement facturé quelque 50 millions de dollars le lancement, on suppose que pour ce premier lancement un prix d'appel a été consenti à Kari, dont le pays est un partenaire privilégié du Japon.

Le lanceur a été utilisé pour la première fois en août 2001 et affiche un taux de réussite proche des 100 %. Il n'a raté qu'une seule mission, celle de novembre 2003 quant il explosa en vol.