Ce rover est conçu pour fonctionner pendant au moins une année martienne (deux années terrestres). L'énergie sera fournie par un générateur à isotopes (RTG), de jour comme de nuit, été comme hiver (avril 2011). © Nasa/JPL-Caltech

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En image : le futur rover martien Curiosity pratiquement assemblé

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La construction du très prometteur rover martien, qui sera lancé à la fin de l'année, s'achève au JPL. Cette mission de la Nasa, à laquelle participent plusieurs pays, dont la France, a pour grand objectif de rechercher des traces de vie.

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Curiosity, le prochain rover martien de la Nasa, est le plus perfectionné et le plus ambitieux jamais envoyé sur Mars. Sur les dix instruments qu'il emporte, sept sont fournis par les États-Unis dont deux avec une contribution française, tandis que Russes, Espagnols et Canadiens fournissent chacun un instrument. D'une masse record de 70 kilogrammes, cette charge utile est dix fois plus importante que celle embarquée sur les rovers Spirit et Opportunity !

Aujourd'hui, ingénieurs et techniciens ont pratiquement fini d'assembler et de tester tous les composants de l'engin qui sera prochainement transféré au Centre spatial Kennedy. Commenceront alors l'assemblage final et l'intégration de Curiosity avec son étage de croisière et tous les éléments nécessaires à sa descente sur Mars.

Le bras et le mât, sur lesquels sont installés des instruments scientifiques et de navigation (avril 2011). © Nasa/JPL-Caltech

Curiosity sera lancé en fin d'année, à l'intérieur d'une fenêtre de tir qui s'ouvre le 25 novembre et se ferme le 18 décembre. Son arrivée sur la Planète rouge est prévue en août 2012. Le choix du site d'atterrissage n'est pas encore arrêté.

Après un long processus débuté en 2007 avec la sélection de trente-trois sites potentiels, la Nasa en a retenu quatre en novembre 2008. Il s'agit des cratères Holden, Eberswalde et Gale et de la vallée Mawrth. Ils restent en lice à l'heure actuelle et la décision définitive sera prise au dernier moment.

Doté d'un train de six roues motrices de 50 centimètres de diamètre, ce rover devrait parcourir plus de 20 kilomètres sur la surface de Mars pendant les deux années terrestres que doit durer sa mission (juillet 2010). © Nasa/JPL-Caltech

À la recherche de traces d'eau liquide sur Mars

La sélection des sites possibles s'est faite en fonction de considérations techniques (il faut que le rover puisse se poser en sécurité) et sur les avancées scientifiques les plus récentes, notamment sur la question de l'eau. Ces quatre sites ont en commun de présenter des traces de preuves évidentes d'eau à l'état liquide comme d'anciens lits de rivières, des roches sulfatées ou des argiles de type phyllosilicates.

Cette mission aura pour objectif de déterminer si les conditions nécessaires à l’apparition de la vie sont ou ont été réunies sur cette planète. La France, à travers le Cnes, contribue à cette mission en fournissant deux instruments. Un chromatographe en phase gazeuse fera partie de Sam, un ensemble d'instruments qui analysera le sol, le proche sous-sol et l'atmosphèreChemCam, instrument unique au monde, analysera à distance le sol et les roches au moyen d'un laser.

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