Signature de l'accord officiel de partenariat portant sur le programme ExoMars entre le Jean-Jacques Dordain, directeur de l'Esa (à droite), et Vladimir Popovkin, celui de Roscosmos. © Esa

Sciences

En bref : ExoMars définitivement sur les rails

ActualitéClassé sous :Astronautique , mars , esa

Avec une seule mission lancée à destination de Mars (Mars Express en juin 2003), l'Agence spatiale européenne faisait figure de parent pauvre de l'exploration robotique de la Planète rouge. Avec son programme ExoMars, auquel participe Roscosmos, l'Europe passe à la vitesse supérieure. Mais ce fut dur : en raison de difficultés à le financer, ce programme a failli être abandonné à plusieurs reprises. 

L'Agence spatiale européenne et celle de Russie, Roscosmos, ont officialisé les décisions précédemment prises sur le programme ExoMars, qui comprend deux missions, en 2016 et 2018. L'accord a été signé entre Jean-Jacques Dordain et Vladimir Popovkin au siège parisien de l'Esa.   

Cette signature intervient dans un contexte porteur pour l'exploration martienne. La récente découverte du rover Curiosity de la Nasa que la vie a pu exister sur la Planète rouge renforce l'attrait du programme ExoMars. À la différence de Curiosity, dont l'objectif principal est de déterminer au fil de ces pérégrinations dans le cratère Gale si la vie a pu être possible, le rover ExoMars 2018 recherchera des traces de vie, passée ou présente. Il s'agira du premier véhicule martien capable de forer jusqu'à une profondeur de deux mètres, afin de recueillir des échantillons préservés des conditions difficiles qui règnent à la surface, où le rayonnement et les composés oxydants peuvent détruire les matières organiques.

Concrètement, les deux agences spatiales se sont mises d'accord sur un partage équilibré des responsabilités pour les différents éléments des missions. L'Esa fournira l'orbiteur d'étude des gaz à l'état de traces (TGO) et le démonstrateur d'entrée, de descente et d'atterrissage (EDM) de la mission de 2016, ainsi que le module de transport et le robot mobile de celle de 2018. Roscosmos sera chargée du module de descente et de la plate-forme de surface de la mission de 2018. Les Russes fourniront également les lanceurs destinés aux deux missions. À noter que malgré le retrait de la Nasa du programme début 2012 (qui avait failli enterrer le projet), l'agence spatiale américaine fournira l'ensemble radio UHF Electra du TGO, le système martien de télécommunications pour les liaisons de proximité et un soutien technique à l'EDM.

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités chaque jour.

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !

Cela vous intéressera aussi