Vous ne l'avez peut-être jamais remarqué, mais les nacelles des réacteurs d'avions de ligne sont presque toujours agrémentées du logo de leur constructeur, voire de publicités d'autres firmes. Pratique considérée jusqu'ici comme bien innocente. Mais Boeing voudrait mettre fin à cette habitude, pour des raisons économiques.
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La raison en est surprenante. L'avionneur de Seattle argue non seulement du coût de la peinture des logos elle-même, même s'il s'agit d'autocollants, mais bien plus important, des phénomènes de turbulenceturbulence engendrés par la perturbation de l'écoulement laminairelaminaire aérodynamique de l'airair à haute vitessevitesse autour de ces carénagescarénages, causant ralentissement et surconsommation.

Il faut savoir que ces décorationsdécorations sont dessinées par des techniciens hautement spécialisés, spécialement formés afin de ne pas faire apparaître de surépaisseurs indésirables. Mais malgré toutes leurs précautions et leur dextérité, il est inévitable que de petites aspérités se produisent, bien plus importantes encore s'il s'agit de logos collés. Boeing dénonce à la fois le bruit engendré et l'accroissement de consommation qu'elles engendrent, celle-ci pouvant s'avérer beaucoup plus importante que ce que l'on s'imaginait auparavant.

A l'origine, les paramètres des nacelles sont établis en fonction d'une couleurcouleur unie de formulation bien déterminée étalée et polie avec une uniformité absolue. Selon Boeing, l'applicationapplication de multiples logos comme cela est souvent le cas, non seulement sur les nacelles mais aussi sur la dérive, peut entraîner un surcroît de consommation allant jusqu'à 114.000 litres de kérosènekérosène par an et par avion, un chiffre qui devrait être mis en balance avec les bénéfices hypothétiques de cette forme de publicité.