En temps de coronavirus comme en temps de grippe, il importe de se protéger pour sa propre santé et pour celle des autres. Voici donc le classement des masques les plus efficaces contre les infections.

Il n'aura fallu que quelques mois pour que le port du masque devienne le nouveau réflexe dans nos sociétés. Toute personne dotée d'un peu de bon sens sait désormais que sortir couvert, c'est sortir protégé. D'ailleurs, se protéger contre une maladie n'est pas seulement un acte pour soi, c'est aussi une responsabilité collective. Si la résurgence de la rougeolerougeole en France suite au mouvementmouvement des anti-vaccins n'avait pas suffi à illustrer l'importance du développement de l'immunitéimmunité collective, la pandémiepandémie de coronaviruscoronavirus de 2020 aura, nous l'espérons, su convaincre la majorité des esprits réfractaires à cette notion.

Comment choisir son masque ?

De nombreux types de masques ont été proposés et mis sur le marché, tandis que d'autres se livraient chez eux à des exercices de créativité : du masque certifié Afnor au keffieh, du masque chirurgical à celui découpé dans des draps passés, les propositions et les formats sont légion, mais tous ne se valent pas. Voici donc un classement des masques de protection en fonction de leurs matériaux et de leur efficacité, à l'état actuel des connaissances scientifiques.

1. Les masques N95 et N99

Il s'agit à ce jour de la meilleure protection disponible. Comme leurs noms l'indiquent, ces masques bloquent respectivement 95 et 99% des aérosolsaérosols. Ils doivent être laissés au personnel soignant et aux personnes vulnérables en cas de pénurie.

2. Le masque chirurgical

Parce qu'ils ne sont pas tissés, les masques chirurgicaux offrent une meilleure protection contre les virusvirus et contre leur propagation. Ils doivent être laissés au personnel soignant et aux personnes vulnérables en cas de pénurie.

3. Le masque hybride

Composé de deux couches de coton et d'une troisième d'un matériaumatériau plus fin (soie, flanelle, mousseline), ce masque filtre jusqu'à 90% des gouttelettes.

4. Le masque coton 3 couches ou soie

L'OMSOMS recommande l'usage de masques composés de trois couches : la couche interne, en coton, absorbe l'humidité, la seconde au centre filtre, et la couche externe est composé d'un tissu non-absorbant comme le polyester.

5. Le masque en filtre d'aspirateur

Les masques fabriqués à partir de filtres d'aspirateurs seraient capables de filtrer jusqu'à 58% des particules après 20 minutes de port. Si cette solution n'est pas idéale, ce seuil est techniquement suffisant pour endiguer la propagation.

6. Le masque en torchon épais

Si la maille du torchon est suffisamment serrée, alors le masque offre une protection légèrement inférieure à celle conférée par les filtres à aspirateur.

7. L'écharpe sur le visage

Après une vingtaine de minutes, une écharpe en coton réduit le risque de contaminationcontamination d'à peine 24% mais parvient néanmoins à limiter la propagation des gouttelettes lorsque le porteur tousse ou éternue.

8. Le bandana ou le masque tricoté

À utiliser en ultime recours, ces protections figurent sur la liste parce qu'elles valent toujours mieux que pas de masque du tout. Elle ne sont pas des solutions à employer au quotidien.

À bannir : le masque antipollution

Le Center for Disease Control and Prevention (CDCCDC) déconseille vivement l'utilisation de masques à aération, qui protègent le porteur, mais pas les autres.

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Pour se protéger et protéger les autres contre le coronavirus, oubliez le masque anti-pollution © Pikist
Pour se protéger et protéger les autres contre le coronavirus, oubliez le masque anti-pollution © Pikist