Une nouvelle étude de chercheurs de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) conclut que le port généralisé de masques par la population - en plus des mesures de distanciation qui ne sont pas prises sur cette illustration - peut permettre de stopper la propagation du coronavirus et éviter de nouvelles vagues significatives. © Syda Productions, Adobe Stock

Santé

Le masque reste le meilleur rempart contre la propagation du coronavirus

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[EN VIDÉO] Coronavirus : demain, tous masqués ?  SARS-CoV-2. Il est apparu en Chine en décembre 2019. Depuis, il a fait des dizaines de milliers de morts dans le monde. Pour limiter la propagation de ce coronavirus et en l’absence de traitement ou de vaccin, différentes mesures ont été imaginées. Parmi lesquelles, le port d’un masque. 

Les mesures de confinement ne peuvent pas suffire à stopper la progression du coronavirus. Le port du masque doit se généraliser. Y compris celui de masques artisanaux dont l'efficacité semble limitée. Ce sont les conclusions d'une nouvelle étude.

« Mon masque vous protège. Votre masque me protège ». C'est le slogan que des chercheurs de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) souhaitent aujourd'hui voir se propager à travers le monde.

Objectif : éviter une nouvelle vague du coronavirus, responsable de la pandémie de Covid-19 qui a touché presque l'ensemble de la Planète ces derniers mois. Car « l'utilisation généralisée de masques, combinée à la distanciation physique et à quelques mesures légères de confinement, représente un moyen efficace de gérer la pandémie et de relancer l'économie bien avant qu'un vaccin puisse être produit », assure le docteur Richard Stutt, dans un communiqué.

Selon tous les scénarios que son équipe a modélisés, l'utilisation d'un masque par 50 % de la population ou plus permet de maintenir le taux de reproduction du coronavirus -- le nombre de personnes auxquelles un individu infecté transmet le virus -- en dessous de 1. Et, au minimum, aplatir les futures vagues.

Les travaux des chercheurs de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) intègrent les côtés négatifs de l’utilisation d’un masque comme l’augmentation du toucher du visage, par exemple. © Victoria Chudinova, Adobe Stock

Même les masques artisanaux sont utiles

Dans un scénario où le masque est adopté par 100 % de la population et où des mesures de confinement/déconfinement sont maniées avec habileté, aucune nouvelle résurgence de la maladie ne serait enregistrée sur une période de 18 mois, laissant du temps pour l'élaboration d'un vaccin.

Même les masques en tissu faits maison semblent présenter un avantage. Les chercheurs montrent en effet qu'avec un masque seulement efficace à 75 %, le taux de reproduction peut être ramené de 4 à moins de 1. Mais, dans ce cas, attention tout de même à bien penser à ne pas se toucher le visage ou à ne pas réajuster sans cesse son masque.

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