Subir le racisme altère les fonctions cognitives

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Il est parfois frontal. Brutal. Violent. Mais la plupart du temps, il se mue en une forme insidieuse et sournoise. Une étude publiée dans Alzheimer's Association suggère que le racisme et les discriminations qu'il provoque altèrent les fonctions cognitives des victimes. En l'occurrence, les chercheuses se sont penchées sur 17.320 femmes afro-américaines.

Le racisme quotidien augmente les risques de stress, de dépression, d'hypertension, d'insomnie, ou encore de diabète de type 2. Les chercheuses se sont alors demandé s'il a également des conséquences sur la « fonction cognitive subjective » (FCS). Un indicateur de démence, qui estime le degré de mémoire et de cognition de la personne via plusieurs questions.

Et elles ont vu juste. Le racisme quotidien est corrélé à une diminution de la FCS. Diminution d'autant plus forte que le niveau de racisme subi est élevé. « Nos travaux suggèrent que le stress chronique associé à la discrimination raciale peut contribuer aux disparités raciales dans la maladie d'Alzheimer » ajoute Lynn Rosenberg, coautrice de l'étude.

Selon une enquête menée en 2019 par la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l'Homme), 18 % des Français se disent un peu ou plutôt racistes. Ce qui ne quantifie pas la somme de personnes ayant assimilé, parfois malgré elles, des préjugés racistes. Et dont le comportement s'en trouve influencé. © Blackday, Adobe Stock