Il est parfois frontalfrontal. Brutal. Violent. Mais la plupart du temps, il se muemue en une forme insidieuse et sournoise. Une étude publiée dans Alzheimer's Association suggère que le racisme et les discriminations qu'il provoque altèrent les fonctions cognitives des victimes. En l'occurrence, les chercheuses se sont penchées sur 17.320 femmes afro-américaines.

Le racisme quotidien augmente les risques de stressstress, de dépression, d'hypertensionhypertension, d'insomnie, ou encore de diabètediabète de type 2. Les chercheuses se sont alors demandé s'il a également des conséquences sur la « fonction cognitive subjective » (FCS). Un indicateur de démencedémence, qui estime le degré de mémoire et de cognitioncognition de la personne via plusieurs questions.

Et elles ont vu juste. Le racisme quotidien est corrélé à une diminution de la FCS. Diminution d'autant plus forte que le niveau de racisme subi est élevé. « Nos travaux suggèrent que le stress chronique associé à la discrimination raciale peut contribuer aux disparités raciales dans la maladie d'Alzheimer » ajoute Lynn Rosenberg, coautrice de l'étude.