Outre le fait de "planer sur un nuage" pendant un petit moment, le consommateur de cannabis peut présenter à très court terme des signes de schizophrénie, même chez ceux qui n'ont aucune susceptibilité à développer une telle maladie…
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De nombreuses études ont déjà été menées sur le sujet. Les médecins supposaient bien une relation entre le delta-9-tetrahydrocannabinol (THCTHC), principe actifprincipe actif du cannabiscannabis, et des symptômessymptômes de schizophrénieschizophrénie. Mais Cyril D'Souza professeur de psychiatrie à l'Ecole de Médecine de la célèbre université de Yale aux Etats-Unis a voulu démontrer clairement cette association.

" Cette étude est un support intéressant pour tester l'hypothèse selon laquelle le système de récepteurs cérébraux sur lequel agit le cannabis doit également être impliqué dans la pathophysiologie de la schizophrénie" justifie le chercheur.

C'est en administrant du THC à des sujets volontaires et triés sur le volet pour ne pas présenter de tendance à la schizophrénie qu'il a effectivement constaté chez eux l'apparition de symptômes particuliers pendant une demi-heure à une heure : paranoïa, troubles de la pensée, problèmes de mémoire et d'attention, dialogue limité avec les interlocuteurs, etc.

Un suivi régulier pendant 6 mois n'a détecté aucune réapparition de signes de schizophrénie chez les participants. Ce travail vient donc s'ajouter aux précédents pour suggérer l'implication des récepteurs cannabinoïdescannabinoïdes dans le processus cellulaire de la schizophrénie.

Une conclusion peu étonnante au regardregard du nombre de fumeurs qui, psychologiquement plus fragiles, à tendance dépressive ou présentant, à leur inssue, une schizophrénie encore sous-jacente, ont développé la pathologiepathologie suite aux prises répétées de cannabis...