Santé

Campagne de vaccination de masse au Mozambique

ActualitéClassé sous :vie , choléra , Afrique

Aux moyens dont on dispose pour lutter contre le choléra, pourrait bientôt venir s'ajouter la vaccination de masse par un vaccin anticholérique oral. Un projet pilote est actuellement appliqué au Mozambique par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en collaboration avec le Ministère de la Santé, Médecins sans frontières (MSF), Epicentre et l'International Vaccine Institute.

Le vaccin lui-même existe depuis dix ans, mais c'est la première fois qu'il est aussi largement utilisé pour réduire les effets d'une flambée cholérique. C'est également la première fois que l'OMS a envisagé d'utiliser le vaccin anticholérique oral dans le cadre d'une stratégie globale de lutte contre la maladie.

Ces dernières années, le nombre de cas signalés de choléra dans le monde a varié entre 110 000 et 200 000 par an, alors que le nombre annuel officiel des décès est de l'ordre de 5000. L'OMS estime en fait que ces chiffres sont probablement bien en deça de la réalité à cause de la sous-notification des cas et des lacunes de la surveillance.
Le projet de vaccination de masse se déroule dans la ville de Beira qui est confrontée à un nombre particulièrement élevé de cas de choléra 1. En 1999, le Mozambique a notifié 45 000 cas de choléra, et au cours des trois dernières années on a enregistré entre 3880 et 4880 cas dans la seule ville de Beira. La campagne de vaccination visant quelque 50 000 personnes se terminera à fin janvier 2004 et les premiers résultats de la vaccination de masse seront obtenus dans un délai d'une année.

On attrape le choléra principalement en consommant des aliments ou de l'eau contaminés par Vibrio cholerae. Les épidémies sont liées à un défaut d'hygiène, à la surpopulation, à des installations inadéquates en matière d'assainissement et à l'insalubrité de l'eau. En cas de flambée de choléra, on s'efforce généralement de soigner les malades et d'assurer l'approvisionnement en eau potable. Ces mesures permettent d'éviter de nombreux décès, mais faute de mesures préventives suffisamment fortes, la maladie reste un problème de santé publique majeur dans une cinquantaine de pays pauvres.

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