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Dossier : tout savoir sur les greffes d'organes et de tissus

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Découvrez le dossier Greffe : greffes d'organes et de tissus. L'attente d'une greffe d'organe concerne chaque année en France plus de 14.000 personnes. Greffe de foie, greffe de cœur... mais aussi greffes de tissus (peau, cornée, moelle osseuse). 

Quelles sont les conditions d'une greffe ? Qui peut devenir donneur d'organe ? Comment se déroulent les transplantations ? Quelles sont les conséquences sur la vie d'après la greffe ? Ces réponses et bien d'autres se trouvent dans ce dossier complet. © DR

 

En 2010, en France, plus de 14.000 personnes étaient en attente d'une greffe d'organe. La même année, environ 4.700 personnes ont connu une transplantation d'organe, dont plus de la moitié ont reçu un rein, et plus de 1.000 une greffe de foie. En plus de ces greffes d'organes, chaque année, de nombreuses greffes de tissus (peau, cornée, moelle osseuse...) sont réalisées, avec par exemple 3.500 patients ayant bénéficié d'une greffe de cornée en 2010.

 

L'histoire des greffes et des transplantations trouve son origine au XIXe siècle lorsque pour la première fois un médecin suisse, Jacques Reverdin, couvrit la surface d'une plaie avec de petits morceaux d'épiderme. La première greffe de tissu réussie chez l'Homme est la greffe de cornée, réalisée par le docteur Arthur Von Hippel en 1886. Les greffes se développèrent ensuite au XXe siècle.

 

La greffe de rein est la plus couramment réalisée en France, avec plus de 2.800 greffes rénales sur l'année 2010. La transplantation rénale intervient comme traitement de l'insuffisance rénale chronique en phase terminale. Contrairement à d'autres greffes, elle ne relève pas de l'urgence vitale dans la mesure où une alternative existe : la dialyse, très lourde à vivre dans le quotidien du patient.

 

En France, plus de 1.000 greffes de foie ont été réalisées en 2010 ; il s'agit de la deuxième greffe d'organes la plus pratiquée après celle du rein. La greffe de foie ou transplantation hépatique est proposée à des patients qui souffrent d'une insuffisance hépatique terminale, pouvant résulter d'une hépatite, d'un cancer du foie ou d'une cirrhose.

 

Depuis 1968, date de la première transplantation cardiaque française, plus de 10.000 greffes de cœur ont été effectuées en France, dont 356 en 2010. La greffe de cœur intervient en traitement de l'insuffisance cardiaque sévère lorsque celle-ci ne peut plus être traitée médicalement.

 

Une transplantation de vaisseaux sanguins peut être envisagée dans certaines pathologies cardiovasculaires. Ces greffes sont le plus souvent réalisées à partir de vaisseaux provenant du corps du patient. Les greffes utilisant des vaisseaux de donneurs donnent de moins bons résultats.

 

Dans la moelle osseuse, les cellules souches hématopoïétiques peuvent se diviser et se différencier en cellules sanguines : globules rouges, globules blancs et plaquettes. C'est pourquoi, lors d'une greffe de moelle osseuse, ce sont ces cellules souches qui sont greffées pour reconstituer tout le tissu hématopoïétique du patient.

 

La cornée est le seul tissu dont la greffe nécessite une inscription sur liste d'attente. En 2010, plus de 9.000 cornées ont été prélevées et environ 3.500 patients ont bénéficié d'une greffe de cornée.

 

La greffe de peau se fait souvent avec un greffon provenant du patient lui-même, ce qui évite les problèmes de rejet.

 

Ces dernières années, les média se sont fait l'écho de greffes spectaculaires, comme la greffe des mains ou la greffe de visage. Le professeur Jean-Michel Dubernard a participé à plusieurs de ces greffes historiques.

 

Le rejet de greffe est dû à une réaction immunitaire de l'organisme contre un corps jugé étranger. Quels sont les mécanismes immunitaires en jeu ?

 

François Féron dirige l'équipe « Plasticité olfactive et réparation du système nerveux » dans le laboratoire Neurobiologie des interactions cellulaires et neurophysiopathologie (NICN), situé sur le site nord de la faculté de médecine de Marseille. En 2011, ce laboratoire a montré que des souris pouvaient retrouver la mémoire suite à une greffe de cellules souches provenant de la muqueuse olfactive, située dans la cavité nasale. François Féron répond aux questions de Futura-Sciences sur ce sujet.

 

Pour approfondir le sujet des greffes d'organes et de tissus, consultez la bibliographie renseignée par l'auteur.

 

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