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Les cas d’infarctus reculent, sauf chez les femmes de 35 à 65 ans

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Globalement, le nombre d'hospitalisations pour des infarctus du myocarde a reculé de plus de 7 % en France entre 2002 et 2008. Mais cette évolution ne concerne pas tout le monde puisque les femmes de 35 à 65 ans ont vu l'incidence de la maladie cardiaque augmenter de près de 7 %. En cause : le tabagisme, le diabète et l'obésité...

Les femmes jeunes sont de plus en plus victimes d'infarctus du myocarde, mais en meurent quand même moins que les hommes. Seulement peu à peu, l'écart se réduit... Elles ont de quoi être inquiètes ! © Joseasreyes, StockFreeImages.com

Une bonne et une mauvaise nouvelle sur le front des maladies cardiovasculaires. La bonne nouvelle selon le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié ce 6 novembre, c'est qu'entre 2002 et 2008 le nombre d'hospitalisations pour infarctus du myocarde a reculé de 7,4 % en France ! Chez les femmes de 35 à 65 ans pourtant, la situation est inverse : pour elles, le nombre des hospitalisations pour ce motif a en effet augmenté de 6,7 %.

En 2008, la France a compté 56.100 hospitalisations pour infarctus du myocarde : elles ont concerné 37.200 hommes et 18.900 femmes. Et au total, les infarctus ont été à l'origine de 38.072 décès, ils représentent aujourd'hui la deuxième cause de mortalité après les cancers des poumons, de la plèvre, de la trachée et du larynx. Ces chiffres très élevés doivent cependant être nuancés : les rédacteurs du BEH, en effet, observent qu'entre 2002 et 2008, le taux de mortalité cardiovasculaire a reculé de 25 %.

L'infarctus du myocarde, autrement connu sous le terme de crise cardiaque, se produit quand les artères coronaires droites (RCA) ou gauches (LCA) sont obstruées (1). De ce fait, le sang n'arrive pas dans la région numérotée 2, les cellules cardiaques meurent par manque d'énergie et le cœur ne peut plus battre correctement. © J. Heuser, Wikipédia, cc by sa 3.0

Tabac, diabète et obésité à l'origine d’infarctus chez la femme

Cette baisse est plus faible pour les femmes de moins de 65 ans : 13 %, au lieu de 22 % chez les hommes. Des études récentes menées aux États-Unis et au Canada aboutissent à des résultats similaires. « Trois facteurs de risque ont évolué de façon préoccupante au cours de la dernière décennie, et pourraient être responsables de l'augmentation des infarctus chez les femmes jeunes. Il s'agit du tabagisme, du diabète et de l'obésité », indiquent les rédacteurs du BEH. En revanche et de manière générale, toutes les études confirment une réduction de la prévalence de l'hypertension artérielle et de l'excès de cholestérol parmi les 35-64 ans.

« Ces évolutions, dans l'ensemble favorables exception faite des femmes jeunes, devront être confirmées par la poursuite de la surveillance épidémiologique des infarctus du myocarde », concluent les rédacteurs. Il sera notamment nécessaire de bien identifier les différents facteurs de risque en fonction des classes d'âge.

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