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En bref : le chikungunya s’installe aux Antilles

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Depuis le début du mois de décembre, le chikungunya gagne du terrain dans les Antilles. Après Saint-Martin, les îles de Saint-Barthélemy, de la Martinique et de la Guadeloupe sont également touchées. Les autorités sanitaires appellent la population à prendre des mesures simples pour limiter la progression de l'épidémie.

Avec leur climat tropical, les Antilles représentent un lieu privilégié pour le développement du moustique-tigre (Aedes aegypti), capable de transporter différents agents infectieux comme le virus de la dengue ou du chikungunya. Une épidémie de chikungunya sévit en ce moment sur ces îles. © Smiley, Flickr, cc by sa 3.0

Maladie virale, le chikungunya est propagé par des moustiques du type Aedes aegypti, appelés plus communément moustiques-tigres. Après une incubation silencieuse de quatre à sept jours en moyenne, une fièvre élevée apparaît brutalement, accompagnée de douleurs articulaires pouvant être intenses et touchant principalement les extrémités. D'autres signes peuvent survenir, comme des myalgies, des céphalées et des troubles cutanés. Les symptômes aigus régressent habituellement en cinq à dix jours.

Avec 98 cas confirmés et 20 probables, le virus du chikungunya progresse sur l'île franco-néerlandaise de Saint-Martin. L'institut de vieille sanitaire (InVS) vient de faire un point sur la situation aux Antilles. Le 6 décembre, deux cas autochtones de chikungunya ont été confirmés dans l'île. Le début de l'épidémie a alors été déclaré et la phase 3 du programme de surveillance, d'alerte et de gestion des épidémies (Psage) a été déclenchée. L'île voisine de Saint-Barthélemy a elle aussi été placée en phase 3 le 30 décembre dernier. À la Martinique et en Guadeloupe, les autorités sanitaires ont démarré la phase 2. Au total, Saint-Barthélémy a enregistré 7 cas confirmés, la Martinique 13 et la Guadeloupe 3 dont un importé. La Guyane, quant à elle, en a déclaré un seul importé également et n'est pas encore sous surveillance renforcée.

La Direction générale de la santé (DGS) rappelle qu'il est très important de supprimer les eaux stagnantes à l'intérieur et surtout autour du domicile, car elles facilitent la reproduction du moustique« Nous recommandons d'enlever les soucoupes des pots de fleurs ou de les remplir de sable, de changer l'eau des vases plusieurs fois par semaine, de vérifier le bon écoulement des gouttières, et de supprimer les pneus usagés et tout autre objet pouvant contenir de l'eau. » Ces gestes sont en effet indispensables pour limiter la prolifération des moustiques et la progression de l'épidémie de chikungunya.

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