Après des années de recherches, des scientifiques belges, français et sénégalais ont mis au point Bilhvax 3, un candidat vaccin thérapeutique contre la bilharziose, la maladie parasitaire la plus répandue dans le monde après le paludisme. Il en est à la troisième phase d’essai clinique.
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La bilharziose, ou schistosomiaseschistosomiase, est une maladie parasitaire due à une famille de vers, les schistosomes (des trématodes plathelminthesplathelminthes). Il en existe plusieurs espècesespèces, chacune responsable d'une pathologiepathologie particulière (bilharzioses intestinale, urogénitale, rectale et génitale, etc.). La maladie touche essentiellement les populations des pays en développement. Elle affecte de manière chronique plus de 200 millions de personnes dans 75 pays, et en tue 280.000 chaque année.

C'est en se baignant, en se lavant ou en travaillant dans des eaux douces que l'on peut s'infecter. Le ver se reproduit dans l'organisme, provoquant des lésions graves des voies biliaires et urinaires, voire des cancerscancers de la vessievessie.

Tests prometteurs

Depuis une vingtaine d'années, des chercheurs de l'Inserm, du CNRS, de l'Institut Pasteur de Lille ainsi que leurs collègues belges et sénégalais travaillent sur le développement d'un candidat vaccinvaccin thérapeutique. Le Bilhvax 3 est le résultat de ces recherches. Il est actuellement en troisième phase d'essai cliniqueessai clinique. Son efficacité est testée auprès de 250 filles et garçons infectés par la maladie.

« Parfaitement bien toléré chez les sujets infectés, il induit une réponse immunitaireréponse immunitaire qui présente toutes les qualités requises pour une bonne protection », souligne l'Inserm. Un comité de pilotage vient de faire le point, au Conseil général du Nord-Pas-de-Calais, sur l'avancement du projet et la mobilisation des partenaires publics et privés.