Santé

Le premier vaccin contre la leishmaniose entame les phases cliniques

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Depuis février, un vaccin contre la leishmaniose, terrible maladie qui tue 50.000 personnes par an, a entamé les premières phases d'un essai clinique, le premier du genre. Si le traitement préventif fait ses preuves, il ne faudra pas compter sur sa commercialisation avant plusieurs années.

Un vaccin contre la leishmaniose est enfin testé chez l'Homme. Cette maladie, causée par un protozoaire parasite du genre Leishmania s'attaque aussi bien au chien qu'à l'Homme. La leishmaniose viscérale, plus grave que la forme cutanée, s'attaque notamment au foie, à la rate et à la moelle osseuse, impliquée dans la fabrication des cellules du système immunitaire. © Andres Rueda, Flickr, cc by 2.0

Le premier essai clinique d'un candidat vaccin contre la leishmaniose chez l'Homme, a débuté en février dernier. Mené aux États-Unis et en Inde, il suscite un immense espoir dans la lutte contre cette zoonose, dont l'incidence s'établit entre 1 et 2 millions de cas par an.

« La leishmaniose viscérale tue 50.000 personnes chaque année. Des enfants, dans 70 % des cas » explique Franco Piazza de l'Infectious disease research institute (Idri), basé à Seattle aux États-Unis.

Le phlébotome, un petit moustique, est le vecteur du parasite à l'origine de la leishmaniose. Celui-ci s'est gavé de sang, comme le révèle la couleur de son abdomen, normalement transparent. © Franck Collins, CDC, DP

Le vaccin contre la leishmaniose, pas pour demain

C'est pourquoi un vaccin permettrait de lutter efficacement contre cette affection, qui est la deuxième maladie parasitaire la plus mortelle dans le monde, après le paludisme. Pour le moment, 72 volontaires participent à l'essai. Les scientifiques, cependant, ne crient pas victoire. « Le développement de ce vaccin prendra encore des années », soulignent-ils.

Cette maladie, transmise par des phlébotomes - qui sont de petits moustiques -, se retrouve principalement au Bangladesh, au Brésil, en Inde, au Népal ou au Soudan. C'est en Inde que se déroule en partie l'essai clinique, ceci pour des raisons de coût. Selon Sanjay Singh, directeur exécutif de Gennova Pharmaceuticals le laboratoire indien participant à l'essai, « si le vaccin passe tous les tests, sa production en Inde le rendra beaucoup plus abordable aux personnes concernées par la leishmaniose viscérale».

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